CB Duathlon Sprint Open 2013 à Torhout

CB Duathlon Sprint Open 2013 à Torhout

Ce 22 septembre 2013 se déroulaient les championnats de Belgique de duathlon Sprint Open. Une bonne petite course pour commencer à clôturer la saison (qui fut très longue). Je suis assez contente du résultat : 5ème Dame au scratch et 3ème Belge U23 (c’est-à-dire la catégorie supérieure à la mienne) 🙂

Pas trop chaud, pas trop froid, le temps idéal. A peine le départ est-il donné que certaines filles partent comme des boulets de canon. Rien ne sert de s’emballer, tu sais ce dont tu es capable, ne t’use pas inutilement. Je cours donc à mon rythme en faisant quand même un petit effort pour rester dans les pieds d’une Juniore qui m’avait déjà battue une fois à cause de la course à pied (voir Triathlon d’Aarschot 2013). On rentre à 2 dans le parc à transitions après un peu moins de 5km. Je ne sais pas ce que les autres ont fait mais j’ai réussi à en dépasser 2 rien qu’en une transition course à pied-vélo, ce n’est pas comme si il y avait une combinaison en néoprène à retirer. Bref… Je sors du parc à vélos seule mais une fille me suivait de peu. Je décide donc de l’attendre afin de rouler à 2. Plus aucune trace de la fille avec qui j’avais couru, tant mieux pour moi 😉 C’est parti pour 3 tours. On arrive à bien s’arranger entre nous 2 pour prendre des relais mais après un tour, un autre duo de femmes revient sur nous. Autant rouler à 4, je serais davantage protégée du vent. Un tour de plus passe. Plus qu’un ! Après un virage, je veux relancer pour me remettre dans une roue et là : AIE. Une crampe dans chaque mollet. Ouille ouille ouille:/ Je décide donc d’arrêter de prendre des relais, je n’avais pas envie de prendre de risques. Nous terminons donc la partie vélo accompagnées par quelques gouttes de pluie. Une transition bien réussie et c’est parti à la poursuite du podium U23. On part à 2 avec 3 femmes dont une U23 à plus d’une minute devant nous. Autant dire qu’on allait se battre pour la 2ème place U23. Mais à peine étions nous partie que j’ai senti que le niveau de l’autre était trop important pour moi. Je passe au final la ligne d’arrivée à la 5ème place scratch et 3ème place U23.

Je suis contente de ma course car je ne m’étais pas du tout préparée pour cette course, j’étais plutôt dans une phase de repos actif donc en arrivant à Torhout ce jour-là, je ne m’attendais pas à faire un si bon résultat, je ne m’étais mis aucune pression.

Une course de plus qui est de bonne augure pour la montée en catégorie U23 en janvier 2014 🙂

Je tiens aussi à féliciter mon papa pour son résultat 🙂

Ps : Pour ceux qui l’ignorent, U23 signifie Under 23, c’est-à-dire que c’est la catégorie pour les personnes âgées entre 20 et 23 ans.

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ECAC Chaumont Triathlon-Duathlon

ECAC Chaumont Triathlon-Duathlon

Bonjour à tous mes followers 🙂

Je suis très heureuse de vous apprendre que l’équipe féminine de l’ECAC Chaumont Triathlon, club français où je vais signer pour la saison prochaine, a été sacrée championne de France de D2 et empoche au passage son ticket pour la D1 française, un des championnats les plus relevés d’Europe.

Félicitations à toute l’équipe 🙂 Je me réjouis de courir sous vos couleurs 🙂

Triathlon DO de Huy 2013

Triathlon DO de Huy 2013

Premier DO (1500m – 40km – 10km) de ma jeune carrière de triathlète. Sûrement pas le dernier. Pour franchir cette étape, j’avais jeté mon dévolu sur le triathlon de Huy. Pourquoi ? Sans doute pour le parcours vélo qui me correspond bien, c’est-à-dire un parcours vallonné.

La pluie était annoncée. A peine arrivée sur le site de la course, le ciel était bleu avec peu de nuages dans les alentours. Super, une fois de plus, mon petit ange gardien m’a permis de continuer sur ma lancée de courses sans pluie, pour ne pas faire exception à la règle qui a l’air d’avoir été établie pour moi 😉 Je m’élance donc pour 1500m de natation. Après seulement 200m, je me retrouve seule entre 2 groupes. Celui qui était devant moi nageait trop vite, et derrière, ce n’était pas du tout mon rythme. Je fais donc la partie natation toute seule au milieu de la Meuse. Je gère ma course, cela ne sert à rien de s’épuiser, mais je me sens vraiment bien dans l’eau : de bonnes sensations, de bons appuis… De quoi me mettre en confiance avant la suite. Sortie de l’eau : 1ère Dame et 6ème au scratch ! La deuxième Dame sort 2’30 derrière moi. Je commence la partie vélo en ne poussant pas trop sur mes jambes car ce n’est pas 20km que j’ai à parcourir mais le double et d’après le repérage que j’avais fait du parcours, un joli petit mur nous attend :p 2km sont passés que ça commence déjà à grimper. Je change de plateau afin de ne pas trop me faire mal. J’aurais peut-être dû le faire plus délicatement… Je déraille en pleine ascension. Résultat : chaine bloquée entre le cadre et le petit plateau. Moi qui n’ai jamais eu de souci avec mon vélo, qui n’ai jamais dû le réparer, je ne savais pas quoi faire. Au final, je réussis à réparer cela et à repartir avec au minimum une minute de perdue. Mon premier quart commençait bien –‘ Il m’a fallu au moins 5 minutes après avoir redémarré pour que le stress descende d’un cran. Mes mains étaient noires de graisse mais ce n’est qu’un petit détail. La suite de la partie vélo se passe sans encombres (fort heureusement). Je me posais juste quelques questions : comment cela se fait-il que je dépasse des hommes dans les descentes ? Pourtant, ce n’est pas mon poids qui m’aide. Mystère… Je dépose mon vélo dans le parc. Trois minutes d’avance sur la poursuivante. What ? J’ai creusé l’écart malgré mon problème mécanique ? Une bonne nouvelle plutôt inattendue 🙂 Et c’est quand la partie course à pied a démarré que j’ai compris où résidait la grosse de différence de difficulté entre un huitième et un quart. Les premiers kilomètres se sont très bien passés mais déjà à partir du quatrième, les jambes commençaient à beaucoup souffrir. Mais il hors de question de baisser les bras. Je n’avais pas envie d’avoir mené la course durant la natation et le vélo pour me faire une fois de plus dépasser durant la course à pied surtout que je ne savais pas du tout comment courait la fille qui était en deuxième position. Je termine la course à pied comme je peux mais je la termine. 42’15 pour la partie à pied !

Résultat : 2h23 pour mon 1er DO, 1ère Dame avec 7’30 d’avance sur la 2ème, 26ème au scratch. Tout ce que je veux après la course, c’est de pouvoir récupérer et profiter. Mais apparemment, tout le monde n’était pas du même avis que moi. Je me suis fait, presque tout de suite après avoir passé la ligne d’arrivée, harponner par un accompagnateur afin d’aller au contrôle anti-dopage. Ok, pas de souci, j’y vais tout de suite. Sauf qu’en acceptant d’y aller immédiatement, je n’imaginais pas devoir y rester 1h30. Je devais boire, boire et encore boire car la course m’avait un peu déshydratée et il m’était impossible de faire ce que le docteur voulait. Après presque 5L d’eau et 1h30 à attendre, je suis enfin libérée. Sauf que mon estomac a eu un peu de mal à absorber toute cette eau. J’ai donc été malade toute la soirée : maux de tête, nausée et je vous passe les détails. Ma joie a en partie été gâchée à cause de ce contrôle. Plusieurs amis avaient fait le déplacement pour m’encourager, d’autres amis triathlètes avaient fait la course, mais impossible pour moi de les remercier ou de prendre de leurs nouvelles. Je sors donc de ce local (qui me hantera à vie) au moment où tout le monde est parti. Je remercie quand même les organisateurs qui ont attendu que les filles présentes au contrôle anti-dopage en aient terminé pour faire la remise de prix.

En résumé : premier DO, premier problème mécanique, premier contrôle anti-dopage et première fois que je m’impose dans une course toutes catégories confondues. Beaucoup de joie, un peu d’amertume mais surtout de la fierté.

A tout bientôt pour de nouvelles aventures 😉

ETU European Junior Cup Eton Dorney 2013

ETU European Junior Cup Eton Dorney 2013

Deuxième et dernière coupe d’Europe Junior ce 31 août à Eton Dorney (GBR). En résumé : une excellente course 😀

Un objectif primordial : leur montrer de quoi je suis capable ! Et un autre qui trottait dans ma tête : terminer dans le top 30. C’est chose faite 🙂 28ème et 1ère Belge. Mon meilleur résultat sur coupe d’Europe en sachant qu’on était 54 filles au départ et qu’à Vierzon le 12 mai 2013, je terminais 35ème sur 41.

Une eau à 20° et l’air à 15°. On a le choix : combi néoprène ou pas ? Dilemme… Décision finale : je la mets. Et j’ai bien fait. Toutes les filles avaient mis la leur 😉 Dossard 45, je n’ai donc pas trop le choix de ma position de départ. D’où j’étais, je devais parcourir plus de 750m car je devais dévier vers la droite pour atteindre la première bouée, contrairement aux filles qui avaient les premiers dossards. Take your marks, pan ! Et c’est parti. Hors de question de me laisser écraser par ces brutes. Je reçois un coup de coude dans l’œil, je donne un coup de pied, je reçois une gifle, je redonne un coup… Bref, plus on me donnait de coups et plus je m’affirmais dans l’eau :p Je sors de l’eau dans la première moitié du classement. Je sors de l’eau en 10’18 ce qui, en soit, est un temps pas mal. Arrive la partie que je redoute le plus. Est-ce que cette fois-ci, j’arriverais à rester dans un groupe afin de me cacher du vent ? Surtout qu’il faisait très venteux. Un petit groupe de 5 se forme mais les filles roulaient vraiment fort. Il était hors de question que je craque une fois de plus. Je me suis donc fait mal et heureusement pour moi, elles roulaient ainsi afin de revenir sur un groupe de 10 qui se trouvait juste devant nous. Arrivées dans ce groupe, le rythme ralentit et j’ai le temps de reprendre mon souffle. En étant une quinzaine, je me dis que je ne devrais avoir aucun souci à me cacher. J’ai juste eu le temps de récupérer avant qu’on ne me fasse prendre quelques relais (des petits, je ne voulais pas m’exploser les jambes). J’ai découvert ce qu’était un véritable peloton : bouge-toi de là, c’est ma fille, c’est ma protection, c’est ma roue. Là aussi, il faut savoir s’affirmer. Et pas que. Il faut savoir esquiver les coups de frein brusques des filles qui vous précèdent, changer de trajectoire afin d’éviter la roue d’une autre,… Par contre, c’est vraiment motivant de rouler ainsi. Des « Come on girls » retentissent en permanence, on se motive l’une l’autre, il faut essayer de remonter sur le groupe de tête, c’est à l’avantage de toutes. Après les 20km, j’étais toujours dans ce groupe. Waw Elo, tu as réussi 😀 Première fois que je dois descendre de mon vélo avec autant de monde autour de moi. Il s’avère que c’est également la guerre à ce moment-là. Une bonne transition où je ne perds pas trop de temps (merci à la Slovaque qui a coupé la route à tout le monde –‘). Je pars avec le groupe à pied mais je sens tout de suite que la partie vélo a fatigué un minimum mes jambes. Le rythme est donc un peu trop important pour moi. Je fais au final la course à pied avec une Italienne qui ne sait pas gérer un rythme de course constant. Elle avance, elle ralentit, elle accélère… Pfff. Je prends donc les choses en main. 1 tour d’accompli. Allez Elo, courage, plus que 2km500. Oh lala, ça revient vite derrière. Hors de question de se faire dépasser par une fille du troisième groupe vélo. J’accélère le rythme au demi-tour. L’Italienne est toujours là, mais pas pour longtemps. Je vois l’arrivée au bout. 1km, 500m, accélération. Fin au sprint (que je gagne). Je termine donc 28ème avec temps de 20min en course à pied. La fin a été tellement dure que je ne tenais plus sur mes jambes, mon estomac en était tout retourné.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de ressentir un sentiment d’extrême fierté ? C’était la première fois que j’étais aussi fière de mon résultat. Surtout quand on sait que certaines personnes ne croyaient pas en toi. C’est ce jour-là que je me suis rendu compte que tous les sacrifices qu’on faisait servait toujours à quelque chose. Merci à ceux qui m’ont soutenu, qui m’ont écouté me plaindre, qui m’ont vu pleuré, qui m’ont remonté le moral, en bref : merci à ceux qui ont toujours été là pour m’aider.

Vidéo de la course: http://youtu.be/4y_mR8vTCbw (Merci à Cédric Desaunois)

Ps : merci au centre de remise en forme « La Gagneraie » 😉 Seules certaines personnes comprendront.