ETU European Junior Cup Eton Dorney 2013

ETU European Junior Cup Eton Dorney 2013

Deuxième et dernière coupe d’Europe Junior ce 31 août à Eton Dorney (GBR). En résumé : une excellente course 😀

Un objectif primordial : leur montrer de quoi je suis capable ! Et un autre qui trottait dans ma tête : terminer dans le top 30. C’est chose faite 🙂 28ème et 1ère Belge. Mon meilleur résultat sur coupe d’Europe en sachant qu’on était 54 filles au départ et qu’à Vierzon le 12 mai 2013, je terminais 35ème sur 41.

Une eau à 20° et l’air à 15°. On a le choix : combi néoprène ou pas ? Dilemme… Décision finale : je la mets. Et j’ai bien fait. Toutes les filles avaient mis la leur 😉 Dossard 45, je n’ai donc pas trop le choix de ma position de départ. D’où j’étais, je devais parcourir plus de 750m car je devais dévier vers la droite pour atteindre la première bouée, contrairement aux filles qui avaient les premiers dossards. Take your marks, pan ! Et c’est parti. Hors de question de me laisser écraser par ces brutes. Je reçois un coup de coude dans l’œil, je donne un coup de pied, je reçois une gifle, je redonne un coup… Bref, plus on me donnait de coups et plus je m’affirmais dans l’eau :p Je sors de l’eau dans la première moitié du classement. Je sors de l’eau en 10’18 ce qui, en soit, est un temps pas mal. Arrive la partie que je redoute le plus. Est-ce que cette fois-ci, j’arriverais à rester dans un groupe afin de me cacher du vent ? Surtout qu’il faisait très venteux. Un petit groupe de 5 se forme mais les filles roulaient vraiment fort. Il était hors de question que je craque une fois de plus. Je me suis donc fait mal et heureusement pour moi, elles roulaient ainsi afin de revenir sur un groupe de 10 qui se trouvait juste devant nous. Arrivées dans ce groupe, le rythme ralentit et j’ai le temps de reprendre mon souffle. En étant une quinzaine, je me dis que je ne devrais avoir aucun souci à me cacher. J’ai juste eu le temps de récupérer avant qu’on ne me fasse prendre quelques relais (des petits, je ne voulais pas m’exploser les jambes). J’ai découvert ce qu’était un véritable peloton : bouge-toi de là, c’est ma fille, c’est ma protection, c’est ma roue. Là aussi, il faut savoir s’affirmer. Et pas que. Il faut savoir esquiver les coups de frein brusques des filles qui vous précèdent, changer de trajectoire afin d’éviter la roue d’une autre,… Par contre, c’est vraiment motivant de rouler ainsi. Des « Come on girls » retentissent en permanence, on se motive l’une l’autre, il faut essayer de remonter sur le groupe de tête, c’est à l’avantage de toutes. Après les 20km, j’étais toujours dans ce groupe. Waw Elo, tu as réussi 😀 Première fois que je dois descendre de mon vélo avec autant de monde autour de moi. Il s’avère que c’est également la guerre à ce moment-là. Une bonne transition où je ne perds pas trop de temps (merci à la Slovaque qui a coupé la route à tout le monde –‘). Je pars avec le groupe à pied mais je sens tout de suite que la partie vélo a fatigué un minimum mes jambes. Le rythme est donc un peu trop important pour moi. Je fais au final la course à pied avec une Italienne qui ne sait pas gérer un rythme de course constant. Elle avance, elle ralentit, elle accélère… Pfff. Je prends donc les choses en main. 1 tour d’accompli. Allez Elo, courage, plus que 2km500. Oh lala, ça revient vite derrière. Hors de question de se faire dépasser par une fille du troisième groupe vélo. J’accélère le rythme au demi-tour. L’Italienne est toujours là, mais pas pour longtemps. Je vois l’arrivée au bout. 1km, 500m, accélération. Fin au sprint (que je gagne). Je termine donc 28ème avec temps de 20min en course à pied. La fin a été tellement dure que je ne tenais plus sur mes jambes, mon estomac en était tout retourné.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de ressentir un sentiment d’extrême fierté ? C’était la première fois que j’étais aussi fière de mon résultat. Surtout quand on sait que certaines personnes ne croyaient pas en toi. C’est ce jour-là que je me suis rendu compte que tous les sacrifices qu’on faisait servait toujours à quelque chose. Merci à ceux qui m’ont soutenu, qui m’ont écouté me plaindre, qui m’ont vu pleuré, qui m’ont remonté le moral, en bref : merci à ceux qui ont toujours été là pour m’aider.

Vidéo de la course: http://youtu.be/4y_mR8vTCbw (Merci à Cédric Desaunois)

Ps : merci au centre de remise en forme « La Gagneraie » 😉 Seules certaines personnes comprendront.

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