Triathlon DO d’Opprebais 2015

DSC_1128    DSC_1150

Je participais la semaine dernière à mon dernier triathlon Distance Olympique de la saison 2015. Celui-ci se déroulait à Opprebais. On peut dire que la saison du quart se termine sur une note positive ! Je gagne cette course avec pas mal d’avance sur la 2ème Dame et avec de vraiment bonnes sensations.

Le premier défi de la journée fut de rentrer dans cette eau glaciale (16.7°C). Pas très chaud contrairement à tous les autres endroits où j’ai nagé cette année. Ensuite, quand le départ fut donné, il a fallu s’imposer au milieu de tous ces hommes. Tous des brutes ! Je pense avoir reçu 4 ou 5 fois un coup de coude ou de pied au niveau des yeux. Le lendemain, je me trouvais super sexy avec tous mes petits coups bleus partout autour des yeux 😉 Je fais une très bonne natation où malgré le froid et la bataille, j’ai réussi à m’imposer et à garder un très bon rythme de nage tout du long (1500m). Les sensations dans l’eau étaient vraiment excellentes. Je sors en un temps de 19’59. Waw ! Je suis super contente de moi ! 😀 (Merci Els !) Après une très longue transition en côte et avec des gros cailloux partout, je prends mon vélo en 4ème position scratch. Je commence à un bon rythme. Pas question de me faire rattraper par une autre femme même si le vélo est mon point faible. Certes, de nombreux hommes me dépassent mais je ne saurais pas lutter contre cela 😉 Le parcours cycliste passe vraiment dans de beaux coins mais pas le temps de profiter du paysage, il faut pousser sur les pédales. La route n’était pas dans un bon état mais tant pis, faut faire avec. Les jambes tournent bien mais dès que je monte en danseuse, ça tire dans les fessiers. Rhalala, mes efforts dans l’eau sont en train de se payer cash (car oui, pour une fois, j’ai fait aller mes jambes dans l’eau). Mais je termine le vélo avec une bonne avance sur la 2nde (ce que je ne savais pas avant de le demander à un concurrent : « Dites Monsieur, avez-vous dépassé une autre fille il y a peu ? Oh non, Mademoiselle ! »). On enfile les chaussures de course à pied et c’est parti. Je m’emballe, je pars un peu vite mais je ralentis le rythme. Après un tour, mon petit pied commence à faire mal  et mamounette me dit que j’avais 8’ d’avance au parc à transitions. Bon, il n’est pas temps de foutre mon pied en l’air, la saison n’est pas encore terminée. Je décide de mettre un peu le frein mais pas trop quand même hein. Je boucle le parcours course à pied en 42’50. Pas mal je trouve pour quelqu’un qui a géré. J’ai eu la chance d’être accompagnée pendant la partie pédestre par le vélo ouvreur. Ce fut super sympa, merci au gars pour les encouragements 🙂 J’ai également eu la chance d’avoir un fan club : des gars inconnus mais qui était là pour mettre l’ambiance. « Come on numéro 50 ! Heeee on t’a reconnue hein avec le vélo qui t’accompagne (vélo ouvreur)! Allez numéro 50 ! ». Et puis, il y avait maman qui m’a encouragée pendant toute la course, papa qui demandait de mes nouvelles à maman alors qu’il faisait la course et puis tous ces gens que je ne connais pas spécialement mais qui m’encouragent et me félicitent. Ca fait chaud au cœur ! Merci à tous ! 😀

Rendez-vous ce w-e (3 octobre) à Nice pour la dernière étape du Grand Prix français de triathlon et le 10 octobre pour la Coupe de France !

Avant de vous laisser, je tiens à féliciter ma maman qui, ce 27 septembre, a terminé son premier triathlon ! Je suis super fière d’elle ❤

Ciao ciao les petits gars et à tout bientôt 🙂

DSC_1203

Advertisements

Grand Prix D1 française Quiberon 2015

11145020_939713076117161_9080032394830041111_n Copyright: Tri’Mage

05/09/15 : 4ème Manche du Grand Prix français de triathlon de Division 1 qui se déroulait à Quiberon. Beaucoup de choses à dire sur cette course !

Tout d’abord, je ne peux pas parler de cette course sans évoquer les heures de trajets : 5h le jeudi pour aller à Chaumont + 4h30 le vendredi pour faire une halte au Mans + 3h30 samedi pour rejoindre le lieu de course + 8h après la course pour rentrer sur Chaumont + 5h le lundi pour rentrer en Belgique ® 26h de route. Je peux vous assurer que j’ai vu assez d’asphalte pour un petit temps et que mes fesses en ont souffert 😉

Sinon, pour la course, l’équipe termine de nouveau à la dernière place. Pourquoi ? L’effectif n’est pas à son meilleur niveau car nous avons souffert de nombreuses blessures au sein de l’équipe. De plus, on s’équivaut toutes, on fait un plus ou moins bon classement individuellement mais les équipes avec lesquelles on se « battait » arrivent à placer une fille dans le top 25 contrairement à nous. Il faut tout de même toujours croire en nous et en nos capacités ! Je serais reconnaissante envers la presse d’éviter de parler au sujet de choses dont elles ne connaissent pas les circonstances. Contrairement à ce que les journaux peuvent citer, ce n’est pas le naufrage à Chaumont !

Au sujet de ma course personnelle, j’ai souffert. En natation, ce fut la bataille ! Je n’avais jamais vécu ça. Les filles se montaient toutes une sur l’autre et passaient leur temps à faire reculer les autres plutôt que d’essayer d’avancer. Aucune logique 😉 En plus avec les vagues et le nombre de verres d’eau salée que j’ai pu boire, je peux vous assurer que ce fut une des natations les plus dures de toute ma jeune carrière de triathlète. A la sortie de l’eau, je suis encore plus ou moins bien positionnée. Je galère un peu durant la transition car on doit courir pas mal dans le sable avant d’atteindre le parc à vélo. Au vu de l’état de mon pied, je n’étais pas trop rassurée… J’arrive à choper un groupe dès le début du vélo. Par contre, l’organisation au sein du groupe n’est pas énorme. Je prends mes petits relais pour me montrer et pour aider le groupe accessoirement et au moment où je redescends dans le peloton pour un peu récupérer, une des filles attaquent. La fille devant moi n’arrive pas à rester dans les roues. Le temps que je me déboite pour raccrocher, c’est trop tard, le groupe est trop loin. Je me dis que je vais rouler avec cette fille qui a lâché. J’augmente un peu le rythme pour tout de même essayer de refaire l’écart. Je me retourne. Plus personne dans ma roue. Et mert’… Je continue à rouler un peu toute seule et au final, une fille revient sur moi et elle me dit de prendre sa roue. On termine donc ce parcours (dans un cadre exceptionnel) toutes les 2. Elle démarre la course à pied comme une balle. Moi, je préfère prendre mon rythme plutôt que de me cramer dès les premiers hectomètres surtout que je n’ai toujours pas grand-chose comme entrainement course à pied dans les jambes. Je finis par la dépasser et je continue sur ma lancée : une deuxième fille succombe à mon rythme course à pied. Etonnamment, les jambes se portent vraiment bien, je suis en train de réaliser une bonne course à pied. J’aperçois au loin encore une proie. Je fais tout pour la rattraper, je suis super essoufflée mais j’échoue pour une dizaine de mètres… Vous pouvez pleurer pour moi 😉

Au fond, je suis assez déçue de la partie cycliste et un peu de la natation mais ma course à pied me fait garder espoir ! Malgré la blessure, au final, j’ai conservé un bon niveau. Pas exceptionnel mais bon 🙂 Je finis 51ème. S’il n’y avait pas eu cette petite erreur tactique, j’aurais fait un bien meilleur résultat, c’est réconfortant !

ECAC Chaumont Girls Power ! Encore merci les filles et merci à Steph aussi 🙂 ❤

11994306_907835002631286_1717830738_n    11948025_10207606920201706_1647200362_n

Championnats de Belgique de Triathlon Sprint 2015

DSC_1115

Ce w-e, j’ai participé aux championnats de Belgique de triathlon Sprint à Chièvres. Il faisait particulièrement chaud et lourd ! Je fais une assez bonne course mais avec des lacunes et erreurs dans chacune des disciplines.

J’avais organisé cette journée plusieurs jours avant car, étant donné qu’il y avait 2 parcs à transitions distants l’un de l’autre de 5km, il fallait tout planifier pour n’être en retard nulle part. Tout d’abord, secrétariat pour récupérer tout le tralala administratif : dossard, étiquette vélo, bonnet etc. CHECK. Après cela, je devais partir repérer le parcours vélo pour ne pas me faire surprendre pendant la course. Ainsi, je connaissais les obstacles et je savais à quel moment je devais faire attention et me placer en tête de groupe. CHECK. Maintenant, place à l’installation des chaussures dans le 2ème parc à vélo (celui où on revient déposer le vélo après la partie cycliste). CHECK. Reste plus qu’à tout embarquer et partir au point de départ où se trouve le 1er parc à transitions (celui où le vélo est quand on sort de l’eau). J’installe tout mon petit bazar en faisant attention à ce que tout soit bien en place pour ne pas perdre de temps inutilement à la transition. CHECK. Echauffement et attente du départ ensuite. Au moment de rentrer dans l’eau de la carrière avec la combinaison (on nous a laissé le choix car l’eau était à 21.5°C -> différent du Luxembourg 😉 ), concentration extrême. Tout va se jouer aux détails sur ce type de format (0.75 – 20 – 5). Maintenant, reste plus qu’à ! Top départ et c’est parti pour 750m de natation. Faut s’imposer pour se faire sa place car les filles partent assez vite. Je me retrouve côte à côte avec une Flamande (que je reconnais mais dont je ne citerais pas le nom) avec qui on se bat. On nage exactement au même rythme mais aucune de nous 2 ne veut laisser passer l’autre. Alors, à chaque bouée, c’est la plus agressive des 2 qui gagne ! On fait 500m comme ça puis elle accélère et passe devant (ce n’est pas trop tôt !). Je sors de l’eau juste derrière elle mais perd un peu de temps à la sortie de l’eau car pour rejoindre le parc à vélo, il faut gravir quelques dizaines de marches bien bien glissantes (merci la pierre bleue). Je retire la combi, l’enfourne dans le sac poubelle qui sera ramené au 2nd parc à vélo par l’organisation, prend mon vélo puis sors de ce parc à la poursuite des filles qui sont sorties juste avant moi. Je vois que seule contre 3 je suis perdue et j’attends donc une juniore qui se trouvait juste derrière moi. On roule un peu à 2 puis on se fait rejoindre par un groupe de 3. A 5, il s’avère que c’est beaucoup plus facile de se reposer un peu dans la roue des autres 😉 Un autre groupe nous rattrape et accélère le rythme du groupe. Mes jambes prennent cher et je me retrouve lâchée par le groupe ! Mert’ hein, pas encore ! Je me fais force et après 3km de dur labeur, j’arrive enfin à revenir sur le groupe (je pense qu’elles ont un peu ralenti le rythme après l’attaque de 2 des filles). Ouf, je respire de nouveau. On continue notre petit bonhomme de chemin jusqu’au parc. Hop hop hop, je me dépêche pour être devant à la rentrée du parc. Réussi ! J’enfile mes chaussures et c’est parti pour 5 bornes à pied. Dès le début, il y en a 2 qui prennent un rythme fort élevé. Je reste juste derrière accompagnée par une autre. Cette fille qui m’accompagnait me lâche mais nous revenons petit à petit sur une des 2 filles qui avait démarré comme une fusée. La course avance et c’est de plus en plus dur pour moi de supporter cette chaleur et je commence à avoir vachement faim (il faudra corriger quelques petits trucs avec ma diététicienne). J’ai l’impression que je ne saurais jamais passer la ligne d’arrivée. Cela se voit d’ailleurs au niveau du classement parce que je me fais dépasser 2 fois dans le dernier kilomètre. Voilà enfin la ligne d’arrivée. Oh my god, qu’est ce que ça fut dur ! Je termine 10ème suite au fait qu’une des filles devant moi se soit effondrée 50m avant l’arrivée. J’espère qu’elle va mieux !

Cette course a vraiment affecté tous les organismes et laissera longtemps des traces. Il faisait tellement chaud qu’il fallait absolument s’asperger d’eau pour faire baisser notre température corporelle. J’ai fait l’erreur de ne prendre que du sucre avec moi sur le vélo et pas d’eau. Je ne la reproduirais plus jamais ! Le fait qu’il fasse chaud et que je sois toute mouillée (transpiration + jet d’ « eau ») me donnait carrément des frissons, pour vous dire ! C’était affreusement désagréable !

Donc voilà, une course de plus à mon actif pour prendre de l’expérience et apprendre de mes erreurs !

Fall seven times, stand up eight!