Championnat de Belgique par équipe 2016

Dernière course en date : les championnats de Belgique par équipe. C’était la 1ère fois que j’y participais, avec l’équipe féminine T3 Series du TriGT. Très belle expérience !

13164292_10209012278733976_7929096901522235919_n.jpg

On démarrait cette course sans objectif précis (du moins à ma connaissance), juste de donner le maximum de nous-mêmes et faire le meilleur classement possible tout en sachant qu’on ne partait pas favorites. Après tout le tralala administratif (inscription de l’équipe, tatouages, etc), on va toutes déposer nos chaussures de course à pied dans le parc à transitions T2 puis on se dirige tout doucement vers le départ natation et la zone de transition T1. Suite à toutes les courses qui se sont enchainées le matin avant nous, on démarre avec 20 minutes de retard ce qui nous permet de bien prendre notre temps pour enfiler notre combinaison et pour s’échauffer correctement. Quand on rentre dans la carrière, c’est un peu le choc thermique car on passe de 25 degrés à l’extérieur à 17.1 degrés dans l’eau. Brrrrr (même si au fil du temps, elle ne nous paraissait plus si froide que ça, il fallait juste le temps qu’on s’adapte). On effectue une très bonne natation avec peut-être une organisation au sein de l’équipe à revoir pour l’année prochaine mais on s’en est bien sorties malgré tout car au final, nous avons un des meilleurs temps en natation parmi les équipes féminines. Une fois sorties l’eau, nous nous attendons toutes puis courons vers les vélos. Chacune prend sa bécane et on part. Le parcours vélo démarre fort avec une petite bosse directement à la sortie du parc. Chacune enfile ses chaussures puis on met en place une tournante pour prendre la place à l’avant de notre équipe. Si une de nous éprouvait plus de difficultés, on ralentissait un peu le rythme et allions la rechercher. On lui laissait ensuite le temps de récupérer à l’arrière. Par rapport à la natation, l’organisation au sein de l’équipe était bien meilleure. On arrive à la zone de transitions encore toutes les 5 ensemble. Transition éclair et on démarre la course à pied à un rythme assez élevé. On perd la 1ère fille suite à une blessure au pied mais à 4km de l’arrivée, nous sommes toujours 4 ! Le rythme baisse un peu pour être sures de savoir terminer au moins à 3 car en 3’30 au kilomètre, je ne suis même pas sûre qu’une seule des filles de l’équipe savait terminer. Après un tour (2.5km), on se retrouve à 3. C’est donc ce trio qui doit arriver au bout et passer la ligne d’arrivée. Nous avons droit à des encouragements tout le long du parcours et nos supporters y mettent beaucoup de cœur. Très bon moyen pour nous booster ! Il faut maintenant attendre que toutes les équipes passent la ligne d’arrivée pour savoir à quelle place nous terminons. En tous cas, pour une jeune équipe (entendez par là que nous n’avions jamais couru ensemble), nous sommes très contentes de nous et le président du club aussi visiblement 😉 Nous terminons finalement 6ème et sommes toutes fières de cette place à laquelle tout le monde a contribué. Merci les filles pour cette course !

Les mecs, eux aussi, ont effectué une superbe belle course et terminent vice-champions de Belgique ! Chapeau ! Une belle journée qui se clôture pour le TriGT !

Merci à tous les supporters TriGTistes et puis surtout au TriGT qui nous fait confiance !

Bisous les gars et à bientôt pour l’histoire de la manche de D1 du championnat français de triathlon qui se déroule le 22 mai à Dunkerque 🙂

13151694_10209019939845499_136281343699227723_n.jpg

Advertisements

ETU European Cup Madrid 2016

13151759_507299359467401_1312172305327320196_nCopyright: RJSfotography

1er mai, 1ère coupe d’Europe de l’année. Elle se déroulait à Madrid. Quelle ville magnifique ! Si la course ne s’est pas passée comme je le voulais, au moins le voyage valait le détour. Que s’est-il passé me demanderez-vous ?

Tout d’abord, grosse galère à l’aéroport le vendredi. Suite aux récents attentats, nous avons loupé notre avion. Malgré le fait qu’on était arrivés 3 heures avant le décollage, nous n’avions toujours pas enregistré les bagages que l’avion allait décoller tellement les files étaient énormes. Demi-tour avec tous les bagages pour aller chercher un autre vol. Les responsables galèrent un peu à nous trouver un vol avec nos vélos. Au final, nous décollerons à 11h50 au lieu de 09h25 pour arriver à Bilbao où nous aurons une correspondance pour Madrid. Le timing était bon, nous devions arriver à l’heure pour le briefing des athlètes qui avait lieu ce soir-là à 18h. Atterrissage à 16h40, le temps de récupérer nos bagages (et surtout les vélos), de retrouver Cédric qui n’était pas dans le même vol que nous et puis de charger tous les bagages, nous arrivons avec 30min de retard au briefing, c’est-à-dire au moment où il se termine. Nous expliquons aux arbitres et responsables de l’ETU la raison de notre retard mais ne sommes en rien excusés. Notre « punition » sera de monter sur le ponton en dernière position et donc de ne pas pouvoir choisir sa place. Si cela ne m’affecte pas trop car je recule seulement de 3 places, les mecs sont plus touchés avec un recul de plus de 50 places pour Erwin par exemple. Bref, journée assez galère et très fatigante. Heureusement que nous étions ensemble et que le resto du soir était vachement bon 😉

Quid de la course ? Cadre magnifique avec une météo parfaite (grand soleil, pas trop chaud). Un bon petit échauffement à sec avec élastiques et tout le tralala suivi de l’enfilage en vitesse de la combi en néoprène. Je me présente sur le lieu de départ pour aller m’échauffer dans le lac. Si mes souvenirs sont bons, l’eau était aux alentours des 18-19 degrés. Donc température idéale pour une natation avec combi. On nous fait sortir de l’eau puis suit la présentation de toutes les athlètes et le placement sur le ponton. Et là, la musique la plus stressante au monde : Pirates des Caraïbes suivi de boum boum incessants. Affreux ! Heureusement que pour une fois j’étais assez zen avant le départ. Top départ donné et tout de suite j’arrive à bien me positionner. Je vois que je suis assez proche de la tête de course et en plus dans un petit pack où il n’y a pas trop de bataille. Je n’ai quasiment pris aucun coup. 750m de bouclés, petite sortie à l’australienne et on replonge pour un tour. Quelle horreur ! C’est super dur de reprendre le bon rythme quand on coupe son effort ainsi. Je m’en sors quand même plutôt pas mal et voyant que la sortie de l’eau approche, j’accélère un peu pour choper un pack et être sûre de ne pas faire le vélo seule. Sortie de l’eau, petite course sur le ponton puis loooongue transition. Enfin arrivée à la zone de transition, je fais tout le nécessaire pour quitter avec le groupe. En montant sur le vélo, je ne suis pas de suite dans le pack donc je dois faire un effort pour revenir dessus. A peine rentrée dans le pack, une petite bosse, je fais l’effort pour rester avec, une petite ligne droite et puis là, grosse montée bien dure pour arriver au niveau du Palacio Real. C’en est de trop pour moi, j’explose directement. Mes jambes piquaient et me faisaient vraiment mal. Donc après 2km, je me retrouve toute seule, chouette -_- Au final, une des filles du pack dans lequel j’étais explose aussi et une hongroise nous rejoint. On boucle les 6 tours ensemble. Parcours assez éprouvant avec une belle petite bosse (courte certes mais dure) à chaque tour et pas mal de relances. Puissance puissance ! Au début, je roulais seule devant et personne ne voulait prendre de relais mais je ne me suis pas laissée faire. J’ai gueulé un bon coup et du coup, ça a été mieux sur la fin. On arrive sur la fin de notre dernier tour vélo, le groupe de derrière revient à notre niveau et là : « You’re out of the race ! ». Mais qu’est-ce qu’il me raconte celui-là ? On continue toutes à rouler car si on a fait le déplacement jusqu’ici, ce n’est pas pour qu’on nous arrête. 100m plus loin, rebelotte. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir nous mettre hors course ? De nouveau, on continue. Sauf que 100m plus loin, on n’a plus eu le choix. Les arbitres se sont mis au milieu de la route pour nous empêcher de continuer vers la zone de transition et pour nous diriger vers une zone neutre. On nous fait descendre de notre vélo et on nous annonce que nous sommes hors course et que nous ne pourrons pas courir. What ?! Je m’effondre sur place avec une Française. On ne nous laissera pas terminer notre course… Pourquoi ? Nous l’ignorons au début. On demande donc à l’arbitre principal qui trouve ça scandaleux qu’on ne nous laisse pas boucler l’épreuve car nous n’avons pas été overlappée à vélo. Il va donc se renseigner auprès des autres arbitres et revient vers nous pour nous annoncer que la décision ne changera pas car les arbitres ont appliqué la règle du first runner last biker. Ce qui signifie qu’à partir du moment où la première a bouclé son 1er tour à pied, toute athlète qui n’est pas encore rentrée au parc avec son vélo est éliminée. La pire façon de terminer une course…

Certes, je nourris pas mal de regrets par rapport à cette course mais il faut que j’en tire les points positifs plutôt que de ne voir que le négatif. J’ai très bien nagé et suis sortie dans le bon groupe à vélo. De plus, cela me permet de savoir ce que je dois encore améliorer pour pouvoir être meilleure à ce niveau-là.

Malgré tout, je tiens à remercier mes entraineurs qui continuent à croire en moi malgré tous les petits couacs, Erwin, Pierre et Cédric pour les supers bons moments passés ensemble à Madrid, mes parents qui m’aident à garder la tête haute et puis je tiens aussi à remercier Lucie Picard pour le soutien qu’elle m’a apporté lors de la mise hors course. On sera meilleure à la prochaine ! Sans oublier les sponsors du TriGT et Transitions Sports pour leur soutien logistique.

Fall down seven times stand up eight ! On garde le sourire!

A tout bientôt les zamis 🙂