ETU European Cup Madrid 2016

13151759_507299359467401_1312172305327320196_nCopyright: RJSfotography

1er mai, 1ère coupe d’Europe de l’année. Elle se déroulait à Madrid. Quelle ville magnifique ! Si la course ne s’est pas passée comme je le voulais, au moins le voyage valait le détour. Que s’est-il passé me demanderez-vous ?

Tout d’abord, grosse galère à l’aéroport le vendredi. Suite aux récents attentats, nous avons loupé notre avion. Malgré le fait qu’on était arrivés 3 heures avant le décollage, nous n’avions toujours pas enregistré les bagages que l’avion allait décoller tellement les files étaient énormes. Demi-tour avec tous les bagages pour aller chercher un autre vol. Les responsables galèrent un peu à nous trouver un vol avec nos vélos. Au final, nous décollerons à 11h50 au lieu de 09h25 pour arriver à Bilbao où nous aurons une correspondance pour Madrid. Le timing était bon, nous devions arriver à l’heure pour le briefing des athlètes qui avait lieu ce soir-là à 18h. Atterrissage à 16h40, le temps de récupérer nos bagages (et surtout les vélos), de retrouver Cédric qui n’était pas dans le même vol que nous et puis de charger tous les bagages, nous arrivons avec 30min de retard au briefing, c’est-à-dire au moment où il se termine. Nous expliquons aux arbitres et responsables de l’ETU la raison de notre retard mais ne sommes en rien excusés. Notre « punition » sera de monter sur le ponton en dernière position et donc de ne pas pouvoir choisir sa place. Si cela ne m’affecte pas trop car je recule seulement de 3 places, les mecs sont plus touchés avec un recul de plus de 50 places pour Erwin par exemple. Bref, journée assez galère et très fatigante. Heureusement que nous étions ensemble et que le resto du soir était vachement bon 😉

Quid de la course ? Cadre magnifique avec une météo parfaite (grand soleil, pas trop chaud). Un bon petit échauffement à sec avec élastiques et tout le tralala suivi de l’enfilage en vitesse de la combi en néoprène. Je me présente sur le lieu de départ pour aller m’échauffer dans le lac. Si mes souvenirs sont bons, l’eau était aux alentours des 18-19 degrés. Donc température idéale pour une natation avec combi. On nous fait sortir de l’eau puis suit la présentation de toutes les athlètes et le placement sur le ponton. Et là, la musique la plus stressante au monde : Pirates des Caraïbes suivi de boum boum incessants. Affreux ! Heureusement que pour une fois j’étais assez zen avant le départ. Top départ donné et tout de suite j’arrive à bien me positionner. Je vois que je suis assez proche de la tête de course et en plus dans un petit pack où il n’y a pas trop de bataille. Je n’ai quasiment pris aucun coup. 750m de bouclés, petite sortie à l’australienne et on replonge pour un tour. Quelle horreur ! C’est super dur de reprendre le bon rythme quand on coupe son effort ainsi. Je m’en sors quand même plutôt pas mal et voyant que la sortie de l’eau approche, j’accélère un peu pour choper un pack et être sûre de ne pas faire le vélo seule. Sortie de l’eau, petite course sur le ponton puis loooongue transition. Enfin arrivée à la zone de transition, je fais tout le nécessaire pour quitter avec le groupe. En montant sur le vélo, je ne suis pas de suite dans le pack donc je dois faire un effort pour revenir dessus. A peine rentrée dans le pack, une petite bosse, je fais l’effort pour rester avec, une petite ligne droite et puis là, grosse montée bien dure pour arriver au niveau du Palacio Real. C’en est de trop pour moi, j’explose directement. Mes jambes piquaient et me faisaient vraiment mal. Donc après 2km, je me retrouve toute seule, chouette -_- Au final, une des filles du pack dans lequel j’étais explose aussi et une hongroise nous rejoint. On boucle les 6 tours ensemble. Parcours assez éprouvant avec une belle petite bosse (courte certes mais dure) à chaque tour et pas mal de relances. Puissance puissance ! Au début, je roulais seule devant et personne ne voulait prendre de relais mais je ne me suis pas laissée faire. J’ai gueulé un bon coup et du coup, ça a été mieux sur la fin. On arrive sur la fin de notre dernier tour vélo, le groupe de derrière revient à notre niveau et là : « You’re out of the race ! ». Mais qu’est-ce qu’il me raconte celui-là ? On continue toutes à rouler car si on a fait le déplacement jusqu’ici, ce n’est pas pour qu’on nous arrête. 100m plus loin, rebelotte. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir nous mettre hors course ? De nouveau, on continue. Sauf que 100m plus loin, on n’a plus eu le choix. Les arbitres se sont mis au milieu de la route pour nous empêcher de continuer vers la zone de transition et pour nous diriger vers une zone neutre. On nous fait descendre de notre vélo et on nous annonce que nous sommes hors course et que nous ne pourrons pas courir. What ?! Je m’effondre sur place avec une Française. On ne nous laissera pas terminer notre course… Pourquoi ? Nous l’ignorons au début. On demande donc à l’arbitre principal qui trouve ça scandaleux qu’on ne nous laisse pas boucler l’épreuve car nous n’avons pas été overlappée à vélo. Il va donc se renseigner auprès des autres arbitres et revient vers nous pour nous annoncer que la décision ne changera pas car les arbitres ont appliqué la règle du first runner last biker. Ce qui signifie qu’à partir du moment où la première a bouclé son 1er tour à pied, toute athlète qui n’est pas encore rentrée au parc avec son vélo est éliminée. La pire façon de terminer une course…

Certes, je nourris pas mal de regrets par rapport à cette course mais il faut que j’en tire les points positifs plutôt que de ne voir que le négatif. J’ai très bien nagé et suis sortie dans le bon groupe à vélo. De plus, cela me permet de savoir ce que je dois encore améliorer pour pouvoir être meilleure à ce niveau-là.

Malgré tout, je tiens à remercier mes entraineurs qui continuent à croire en moi malgré tous les petits couacs, Erwin, Pierre et Cédric pour les supers bons moments passés ensemble à Madrid, mes parents qui m’aident à garder la tête haute et puis je tiens aussi à remercier Lucie Picard pour le soutien qu’elle m’a apporté lors de la mise hors course. On sera meilleure à la prochaine ! Sans oublier les sponsors du TriGT et Transitions Sports pour leur soutien logistique.

Fall down seven times stand up eight ! On garde le sourire!

A tout bientôt les zamis 🙂

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