Demi-Ironman de Chantilly 2016

Mon premier demi-Ironman hier : 1900m de natation – 90km à vélo – 21km de course à pied. Quelle expérience dans un cadre idyllique ! Mon papa avait jeté son dévolu sur la manche du Castle Triathlon Series qui se déroulait à Chantilly en France et j’ai décidé de le suivre là-bas pour vivre notre première expérience sur long ensemble. Nous avons tous les 2 bouclé l’épreuve épuisés mais heureux 🙂 Pour ma part, avec une pointe de déception. Je vous explique cela plus bas.

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Le départ était donné à 8h. Lever très matinal du coup. Une fois sur place, on met tout le matos en place, un petit échauffement pour mettre la machine en route et briefing. Le stress monte un peu car chaque fois qu’on m’encourage avant la course, j’ai juste envie de pleurer de nervosité. Pour le départ natation, je me place en 1ère ligne pour pouvoir faire un départ rapide et être bien positionnée quand on devra passer entre 2 bouées au 250m. L’espace entre elles est fort réduit et je n’ai pas envie de m’engager dans une petite bagarre. Je prends donc les devants. Tout se passe super bien. Il y a juste 2 gars qui commencent à m’ennuyer : il y en a un qui n’arrête pas de me toucher les pieds et je déteste ça et un autre qui ne nage pas droit du tout et qui, étant à côté de moi, n’arrête pas de me donner des coups. Je me défends et finis par me retrouver seule et bien tranquille 😉 D’ici la fin du parcours natation, j’arrive à dépasser encore un gars. Je sors finalement de l’eau 1ère Dame et 4ème au scratch. OMG, seuls 3 mecs ont nagé plus vite que moi, j’ai du mal à y croire ! J’ai nagé en 27’30, je suis contente de moi parce que je me sens encore fraiche comme un gardon 🙂

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J’essaye de faire la transition la plus rapide que je peux (parce que je sais bien que je suis loin d’être la plus douée sur le vélo) et d’ailleurs, aucun des mecs qui me suivaient n’a su me dépasser durant cette longue transition qui empruntait les marches du château. La transition fut un peu plus longue en temps que d’habitude car j’ai du enfiler des chaussettes pour éviter de me taper de nouveau de jolies cloches aux pieds. Je démarre le vélo calmement. Je ne pouvais pas dépasser une certaine zone d’intensité au risque de me cramer pour la suite. Je suis assez facile et un peu en avance sur le temps objectif que je m’étais fixé. Je me ravitaille bien pour éviter tout problème de déshydratation suite à la chaleur ou toute hypoglycémie suite à la durée de l’effort. Tout se passe vraiment nickel chrome ! Je m’amuse même sur mon vélo et les 90km passent super vite (6 minutes plus vite que ce que j’espérais). J’arrive à la transition avec une vitesse moyenne supérieure à 30km/h. Pour une première, je suis assez contente de moi. En plus, à part les douleurs aux genoux dues à la petite blessure qui date d’avant les championnats du monde universitaires et les jambes qui tremblent un peu, je sens que j’aurais encore pu continuer comme ça pendant au moins 20km. Je me sentais vraiment bien.

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Je descends de mon vélo en 3ème position chez les femmes avec une minute de retard seulement sur la 2ème. Je suis un peu dérangée au niveau de la descente du vélo car l’espace est très étroit et les hommes qui me précèdent descendent du vélo à l’arrêt et puis ne se dépêchent pas pour aller rejoindre leur « box ». Moi je voudrais pouvoir descendre en conservant une certaine vitesse puis courir au plus vite jusqu’à mon emplacement. Du coup, je dépasse comme je peux les hommes mais ça s’avère un peu compliqué. Au final, j’enfile mes chaussures (sans crampes cette fois-ci, victoire !). Je pars en course à pied à un rythme assez élevé car je sais que la fille qui me précède n’est pas loin. Je passe au 2ème km en 8’20, un peu trop rapide sachant ce que je viens déjà de faire comme effort et qu’il me reste un semi-marathon à courir. D’ailleurs, quand je reviens à son contact, je parcours encore quelques km derrière elle mais après 10km, je n’en peux déjà plus et je peine à tenir sur mes jambes. Allez Elo, il ne te reste que 11km à effectuer pour boucler cette course ! Ce sont les 10 plus durs kilomètres de ma vie. Je me fais force pour arriver au bout surtout que mes genoux me font souffrir sur un parcours pas très stable au niveau du sol. Je perds du terrain sur la 2ème et je tombe même. Mes jambes ont tellement difficile de soulever mes pieds que quand j’ai croisé un caillou, j’ai fini au sol. Heureusement, c’était dans le sable mais j’y ai perdu temps, mon rythme et puis une certaine dose d’influx nerveux qui m’aurait été nécessaire. Je prends mon dernier gel et j’alterne eau et coca tout le temps pour essayer de me redonner de l’énergie mais rien n’y fait. A 3km de l’arrivée, je me fais dépasser par une femme qui est accompagnée par son mari qui est sur un vélo et qui la soutient moralement, comportement logiquement interdit…

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Je passe finalement la ligne d’arrivée en 4ème position avec un temps de 5h13. Je finis au pied du podium avec une minute seulement de retard sur la 3ème après plus de 5h d’effort. Très frustrant, raison pour laquelle je m’effondre en pleurs sur la ligne d’arrivée. Tout le monde me dit que c’est déjà exceptionnel ce que j’ai fait pour mon premier demi à 22 ans alors qu’elles sont toutes déjà expérimentées sur la distance et plus âgées que moi mais je ne peux m’empêcher d’être déçue. Passer si proche du podium… Je me rattraperai sur le prochain 😉 Car oui, j’ai apprécié cet effort intense et je recommencerai même s’il m’est difficile de faire n’importe quel mouvement aujourd’hui. Me déplacer est mon petit calvaire du jour. Pareil quand je dois soulever un objet 😉

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Je tenais à féliciter mon papa qui est arrivé au bout de cette course malgré une blessure ❤ Je félicite aussi tous les finishers et particulièrement ceux qui en ont fini plus de 2h après moi car ils ont souffert beaucoup plus longtemps que moi et qu’il commençait à vraiment faire très chaud sur la fin. Et puis je félicite Benjamin pour sa sélection pour les mondiaux 70.3 de 2017!

Sinon, je remercie comme toujours tous ceux qui me suivent et qui me soutiennent et encore plus cette fois-ci ! Papa, maman, mes soeurettes, mes entraineurs, mes amis et puis mes sponsors: Transition Sports, BV Sports, Arena, Fuji et encore tous les autres sponsors du TriGt 🙂

 

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Championnats de Belgique DO 2016

Ce 15 août se déroulaient les championnats de Belgique de triathlon Distance Olympique. Une fois de plus, il faisait magnifique avec un grand soleil et un beau ciel tout bleu 🙂 Il ne faisait pas trop chaud et il y avait un peu de vent (qui au final, s’est avéré embêtant sur le vélo). Je termine à une belle 7ème place. J’en suis vraiment contente car de un, je n’avais pas totalement récupéré des championnats du monde universitaires de la semaine précédente et de deux, je n’avais jamais fait un aussi bon résultat à ces championnats 😀

La natation s’effectuait en ligne droite dans un canal. Dès le début, je m’extirpe du groupe et voit qu’un petit groupe s’est constitué sur ma gauche à ma hauteur plus ou moins. Je continue sur ma ligne puis rejoint le groupe une fois qu’il se rabat vers moi. Il y en a 3 qui s’éloignent mais je n’arrive pas à aller les chercher. Pourtant, je nage à la même vitesse qu’elles car je conserve la même distance pendant un petit temps. Je continue donc à nager à mon rythme et emmène un peloton derrière moi. Mais, moi, je sais que je peux tenir une vitesse élevée pendant longtemps (merci la dizaine d’années de natation de compétition). Par contre, derrière moi, petit à petit, le train perd des wagons (dixit mes parents). On sort finalement de l’eau à 2. On est donc à 2 au début du vélo mais les jambes ne sont pas là. Je manque clairement de jus. Une de nos poursuivantes nous rattrape et part avec la fille avec qui j’étais. Malheureusement, je n’arrive pas à accrocher leurs roues, je suis déjà à bout de souffle. Je me fais encore dépasser une fois par une fusée puis suit un groupe de 2 dont une de mes coéquipières. Cette dernière me crie d’accrocher sa roue. Je fais donc un effort pour y arriver. Au final, je m’y accroche et ne la quitte plus. Après un tour sur 2, je prends quand même un peu le relais. J’en profite au passage pour la remercier pour les efforts qu’elle fournit pour moi. Et elle me répond : « Mais tu as intérêt à galoper après hein ! ». Motivation motivation !!! On termine le parcours vélo à nous 3 et Annabelle a presque tout le temps roulé devant pour moi et par dépit pour l’autre qui ne voulait pas passer devant. J’essaye de faire la transition la plus éclair que je peux, enfile mes chaussures et go, c’est parti. Par rapport au début du parcours vélo, mon moral est regonflé à bloc. Cette fois-ci, il faut que je coure bien, j’en ai les capacités ! Ca a l’air de bien se passer, juste quelques petites crampes au début du parcours mais qui passent vite. Je me ravitaille bien (top l’organisation d’avoir pensé mettre autant de ravitos sur le parcours course à pied) et plus les kilomètres avancent et plus je me motive. Les jambes tournent bien et je suis bien placée dans le classement virtuel pour le moment. Je passe donc la ligne d’arrivée à la 7ème place après avoir été encouragée comme jamais par le public et par mes parents chéris 🙂 Je suis vraiment contente et cerise sur le gâteau, ma compagne de chambre la semaine passée finit à la 2ème place (félicitations Ine, tu as assuré :D) et ma coéquipière finit à la 9ème place. Je la remercie au moins 100 fois pour ce qu’elle a fait pour moi. Super bel esprit d’équipe, à saluer !

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En plus d’être 7ème, je finis au pied du podium U23. L’année prochaine, j’y arriverai à l’accrocher ce podium ! Félicitations à tous les TriGTistes 🙂

Bilan : course très positive qui fait beaucoup de bien et puis, une fois de plus, elle venait confirmer le travail que je dois effectuer à vélo 😉

Je clôture en remerciant une fois de plus toutes les personnes qui me soutiennent peu importe ma forme mais qui seront là pour me féliciter quand tout se passe bien et pour me réconforter et rebooster le moral quand je ne suis pas dans un bon jour. Merci pour tout ❤

Maintenant, place à la dernière ligne droite avant mon premier demi-Ironman ! Never give up !

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CMU Nyon 2016

Objectif de l’année : championnats du monde universitaires ! Ceux-ci se déroulaient à Nyon (Suisse) ce 7 août. Très très chouette expérience 🙂

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Comme tout évènement de cette ampleur, nous avons eu droit à notre cérémonie d’ouverture le 5 août. Certes, on n’était pas à Rio mais à chacun son niveau 🙂 Très sympa ! Le lendemain, repérage des différents parcours. Premier bilan : on va souffrir tant en natation qu’en vélo.

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Jour de course : lever à 5h45 pour déjeuner à 6h car course à 9h15. Après la victoire de Greg Van Avermaet aux Jeux, la nuit ne fut pas assez longue mais je me sens quand même en forme. Peu de temps avant le départ, je suis heureuse de voir que des amis de la famille ainsi que ma marraine et mes petits cousins sont venus me supporter. Quel fan club ! Départ natation dans le lac sous drapeau rouge. Ca bouge beaucoup mais par contre, pour une fois, j’évite la bagarre. Après 500m, sortie de l’eau à l’australienne et on redémarre pour un tour. Au total, on en a 3 à effectuer. Ca me parait interminable. Et en effet, c’était long car en checkant les temps après la course, je remarque qu’il m’a fallu 5 minutes en plus par rapport à d’habitude sur la même distance. Je sors de l’eau dans un bon groupe et je m’accroche durant la looooongue transition pour rester avec. Hop on enfile le casque, on sort de la zone de transitions et on enfourche la bécane. Je me positionne assez vite dans un groupe et nous revenons sur un groupe qui nous précède. Nous avons 4 tours d’un peu moins de 10km à effectuer avec une belle bosse à chaque tour. Je suis contente car durant les 2 premiers tours, les filles montent au tempo et j’arrive à rester dans le groupe sans trop de difficultés. Par contre, après la 2ème montée, un groupe de derrière nous rattrape et au tour suivant, ma camarade de chambre accélère et moi, je n’arrive pas à suivre son rythme. On est ainsi 4 à lâcher du groupe. Je m’emballe un peu sur les autres filles car aucune ne veut rouler, je suis en train de faire le travail pour 4. Après la descente, j’accélère le rythme et en fait exploser une. Au tour suivant et dernier tour, j’attaque dans la descente car j’avais remarqué qu’elles étaient assez peureuses. En bas, j’ai quelques mètres d’avance. Je fais le forcing jusqu’à la zone de transitions où j’arrive seule. J’ai quelques problèmes pour enfiler mes chaussures suite à des crampes aux cuisses mais j’arrive à ne pas perdre trop de temps malgré tout. Jamais je ne reverrai les filles de mon groupe de chasse. Par contre, je vois bien toutes les filles du groupe dans lequel j’étais avant d’exploser mais je n’arrive pas à faire l’effort pour revenir. Je galère un peu et la chaleur ne m’aide pas. Il fait vraiment lourd, presque orageux. Je pense que je galère un peu aussi en partie dû au manque de rythme en course à pied pendant la préparation (saleté de genou). Mais bon, je suis déjà contente d’être présente et de savoir courir 🙂 Je passe finalement la ligne d’arrivée à la 38ème position. En arrivant ici, j’espérais un peu mieux mais j’avoue que je ne m’étais pas spécialement renseignée sur la start list et je me rends compte que le niveau était assez relevé.

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Je retire donc pas mal de points positifs de cette course : j’arrive à gérer le mal de mer durant la partie nat, je sais que mon niveau à vélo s’est amélioré (reste plus qu’à travailler encore un peu plus la puissance) et en course à pied, j’arrive à maintenir un bon rythme sur 10km malgré le manque de vitesse. Beaucoup de positifs mais encore pas mal de choses à travailler 🙂

Prochaine échéance ce lundi 15 pour les championnats de Belgique Distance Olympique puis suit mon premier demi-Ironman à Chantilly le 28 août 🙂

Bisous à tous et profitez du soleil qui arrive sur la Belgique ce week-end pour bien vous entrainer !

Et comme toujours, merci à tous ceux qui me soutiennent logistiquement, physiquement, mentalement etc. Peu importe l’ampleur de ce que vous faites pour m’aider, je vous remercie de tout cœur !