Triathlon International de Deauville 2017

1er gros objectif de l’année ce week-end au triathlon international de Deauville. Je m’étais inscrite sur le triathlon Lepape Longue Distance (1900m – 85km – 21km). Quel évènement et quelle organisation !

Arrivée sur place le vendredi 23 juin, peu de temps après mes examens mais malgré tout, reposée et motivée ! 1ère chose à effectuer une fois bien installée : aller chercher mon dossard (et tout le tralala qui va avec). Les femmes qui m’ont servie avaient l’air assez étonnées qu’une jeune fille fasse pareille distance :p Après cela, un petit décrassage du trajet et une mise en jambes avant la course du lendemain sous forme d’une petite sortie vélo avec quelques passages à puissance de course. Vite vite rentrer puis partir pour le briefing de course. J’étais contente d’y avoir assisté car certaines infos ont été données et ne figuraient pas dans le briefing version papier que nous avions reçu par courriel. Je crois que mon côté estudiantin a refait surface quand je vois la quantité de notes que j’ai prises pour être sûre de n’effectuer aucune erreur et que tout soit nickel 😉 Maintenant place à la détente et à une bonne nuit de repos !

Lever le lendemain, samedi 24 juin, à 7h pour petit-déjeuner à 7h30. Ainsi, j’étais sûre d’avoir le temps de bien digérer et puis de ne pas devoir courir pour manger. Direction l’aire de transition. Sachant que tout devait être dans le bac et rien par terre ou sur le vélo, je voulais être présente à l’ouverture du parc pour pouvoir me faire ma petite course dans la tête et que tout soit placé dans le bac dans un ordre pratique. Je suis en effet restée presque 30min à mon emplacement pour être sûre de savoir exactement quoi faire quand je serai dans le feu de l’action 😉 Ensuite petit échauffement, petit repas d’avant-course (rholala qu’est-ce que j’ai le ventre noué, je peine à avaler chaque bouchée) et enfin, l’enfilage de la combinaison néoprène. Tout devait être top top ! Je me décide alors à aller sentir la température de l’eau de la mer. Ouf, elle est bien, pas trop froide, juste bien pour nager. Mais alors qu’est-ce qu’elle est agitée ! Des rouleaux énormes, une vraie machine à laver 😮 Ok, relax Elo, tu sais nager, tu as nagé en mer à Pâques, Nyon c’était pire, tu devrais gérer ! Des paroles qui ne me rassuraient pas beaucoup quand même. Mais bon, faut faire avec les conditions. L’heure approche, le speaker commence à faire monter la pression, je suis obligée de vider mes lunettes de natation tout le temps tellement ça me prend aux tripes et me fait pleurer 😉 Top départ donné, c’est parti ! Sachant que le courant allait nous déporter vers la droite et qu’on devait tourner dans le sens des aiguilles d’une montre, je décide de ne pas faire un tout droit vers la bouée mais de démarrer plus à gauche pour ne pas devoir lutter contre le courant. Je cours un peu dans l’eau et décide à nager. 3 mètres plus loin, je me fais embarquer par une vague, je dois m’arrêter pour remettre mes lunettes et décide de continuer à marcher car nager ne sert qu’à reculer pour le moment 😉 Une fois un peu plus éloignée du bord et donc des rouleaux, je pose ma nage comme je peux et malgré la foule, je ne dois pas trop me bagarrer car je suis déjà bien située sur l’avant de groupe. « Le parcours natation s’effectue sous forme d’un triangle » dixit le membre du staff au briefing. Mouais, plutôt sous forme de carré vu le courant 😉 Une fois la 2ème bouée passée, impossible de trouver l’arche de sortie. Je me suis donc dirigée au hasard. Je débarque donc sur la plage à quelques dizaines de mètres (au minimum) de l’arche de sortie. Donc petite course sur la plage avant de replonger. En effet, la natation s’effectuait en 2 boucles avec une sortie à l’australienne. Je vois que je suis bien placée donc je ne refais pas le même coup que lors du départ, je prends le temps de marcher dans l’eau jusqu’à ce que les vagues soient moins fortes et que je puisse nager correctement. Je nage à un bon rythme, sans m’emballer car je sais ce qui suit après 😉 Je sors de l’eau 24ème scratch, 4ème féminine dont une en relais. Waw, je suis la 1ère femme amateur, juste derrière les 2 pros ! Ok, on ne s’emballe pas, direction mon bike. De nouveau, peu de choses à reprocher à ma transition. Je pars, j’enfourche le vélo et c’est parti. Vite vite mettre les chaussures car dans 1,5km, on attaque la côte de Saint-Laurent : 1km à 16% de moyenne ! Quelle ambiance dans cette côte. Les supporters vous poussent à vous surmonter (pas trop quand même, il reste 83,5km). Elle passe presque toute seule pour ma part ! Après cette côte-là, il m’en restera 2, toutes 2 plus faciles. En dehors de ça, on m’avait annoncé un parcours assez compliqué mais franchement, je le trouvais assez roulant. Mes jambes devaient être dans un bon jour ! Un tour sur 2 d’effectué et je suis toujours 3ème dame derrière les 2 pros. Juste avant d’attaquer pour la 2ème fois la côte de Saint-Laurent, je me fais dépasser par une femme que je redépasse dans la côte mais qui au final, me redépasse quelques centaines de mètres plus loin. Faute de chance pour moi, je gardais le contact visuel jusqu’à ce que j’arrive à un passage à niveau et bien sûr, il fallait qu’un train doive passer à ce moment-là. Donc je me suis arrêtée car j’aimerais finir cette course vivante mais elle, elle était passée donc j’ai perdu le contact. Tant pis, il faut faire avec les conditions de course (bis-repetita). Je continue à faire mon petit chemin, en continuant à m’étonner de mon niveau à vélo. Je me fais dépasser par une autre femme encore et m’approche petit à petit du parc à vélo. Je pose donc le vélo 5ème femme, 3ème amateur. Pas mal pour moi, je suis même très fière de moi ! Moi qui ne suis pas grimpeuse, je m’en suis pas mal sortie ! J’effectue encore une fois une super transition et pars sur le parcours vélo avec 4’ de retard sur la 4ème femme (tout ça ?!). J’évite de commettre la même erreur qu’à Chantilly l’année passée et pars sur un bon rythme mais pas un rythme de 5 ou 10 bornes. Je commence en 4’15 au kilo puis, au fur et à mesure que les kilomètres passent, l’allure diminue. Après un tour, je suis déjà en 4’27. Puis après le 2ème, 4’38 (je pense). Ca commence vraiment à être dur. En plus, depuis le 1er kilomètre, mes intestins me jouent des tours et je suis prise de manière périodique de crampes intestinales. Après 12km, je commence à avoir la tête qui tourne, je suis prise de nausées. Il faut absolument que je m’arrête. Pas de toilettes le long du parcours (tout plat soit-dit en passant) et je suis donc forcée à faire un toilet stop au milieu des buissons le long de la route. Quand je redémarre, je me sens beaucoup mieux bien sûr mais entre-temps je me suis fait doubler par une fille. Tant pis ! Je n’aurais jamais su continuer dans cet état de toute façon. L’allure continue malgré tout à diminuer. Après 3 tours sur 4, je suis à passé les 4’45 au kilo. Ce sera au mental que cette course se finira ! Je n’en peux plus, je n’attends qu’une chose, c’est passer la ligne d’arrivée. Les kilomètres passent, le nombre de filles devant moi augmente, les pieds chauffent, les jambes ne répondent plus et enfin, l’arrivée se rapproche ! Plus que 2km ! Plus que 1 ! Allez Elo, hop hop hop, on accélère un peu pour passer cette ligne, tu peux y arriver, tu seras finisher ! Et là, j’arrive sur l’estrade d’arrivée et le trop plein d’émotions, je n’arrive pas à retenir mes larmes dès que j’aperçois mes parents ! Je l’ai fait malgré les examens, malgré ma blessure de début d’année, malgré les problèmes intestinaux, malgré toutes les douleurs de la course (physiques ou mentales), je l’ai fait ! Passons le côté émotion de la chose, première chose que j’ai fait, c’est quand même courir aux toilettes 😉

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Je finis finalement 7ème Dame, 6ème Séniore et 2ème Jeune (la fille qui m’a dépassée pendant mon toilet stop a un an de moins que moi, zut). Et 200ème au scratch sur 1300 et une chique inscrits ! Je suis très fière de ce que j’ai fait et en natation et en vélo. Par contre, il va falloir, de un, arriver à tenir une meilleure allure sur le semi-marathon, et de deux, arrêter de boire toute l’eau de la mer, peut-être que ça m’évitera des problèmes intestinaux 😉

J’ai beaucoup de remerciements à faire ! Tout d’abord, ma famille qui me soutient dans toutes mes épreuves malgré mon tempérament de feu, tous les jours, toutes les heures et qui ne cesse de croire en moi. Puis bien sûr, mon coach sans qui, je ne serais jamais à ce niveau sur une telle épreuve. Il y a également mes sponsors individuels (BV Sports Belgium et Transitions Sports) qui sont là pour m’aider logistiquement ainsi que les sponsors du TriGT (Arena, CBD, Fuji, …) ! Mon club et mes coéquipiers également, merci beaucoup ! Je remercie également toutes les personnes qui ont contribué à mon crowdfunding car elles ont cru en mes capacités et m’ont aidée à accomplir mes objectifs (du moins, le premier pour le moment). Et enfin, je tiens à remercier tous mes amis qui me soutiennent tous les jours même dans les moins bons moments. Je pense particulièrement à Tom, Sophie et Philouchou, love you guys ! Merci à toutes ces personnes qui sont là pour moi et qui m’aident, merci ! Je voulais également remercier l’organisation qui a fait du super boulot et qui a réussi à organiser un énorme évènement en peu d’années dans une superbe ville !

J’allais oublier! N’arrêtez jamais de sourire, même dans les moments sportifs les plus douloureux, la douleur passera plus facilement 😀

Merci à tous et rendez-vous ce vendredi à Grammont pour la 2ème manche des T3 Series !

Kiss kiss

                                                Après 3km                                                  Après 19km
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Triathlon DO Eau d’Heure 2017

Ce samedi 3 juin, je participais enfin à mon premier triathlon de l’année youhou ! Après avoir été blessée sur la fin de la préparation hivernale puis après avoir enchainé les déplacements à l’étranger pour l’université, j’avais jeté mon dévolu sur le triathlon Distance Olympique (1500m – 40km – 10km) des Lacs de l’Eau d’Heure. De un, la date tombait plutôt bien par rapport à mon horaire d’examens universitaires et ma prépa de la suite de la saison et de deux, je savais que la partie cycliste était loin d’être des plus faciles et j’en ai besoin !

Départ donné à 16h20 pour les filles ! Contrairement à la dernière fois où j’étais venue sur ce site pour une course, j’étais prête à l’avance et donc en mode cool, non stressée 🙂 Je me prépare tranquillou, prends bien le temps de mettre ma combi correctement (eau annoncée à 16.8° mais je suis sûre qu’ils ont pris la température au bord et pas au centre du lac où il faisait beaucoup plus froid que ça) et puis concentration pour la course ! Le départ est donné avec une sirène et je suis la toute première à réagir. Tant mieux, ça m’évite de devoir donner des coups pour arriver en bonne position au niveau de la première bouée qui était vraiment proche du départ. Une fois passé cette bouée, longue ligne droite jusqu’à la transition. J’ai été durant toute la partie natation à la 3ème position, pas très loin des 2 premières mais je menais un groupe. D’ailleurs, j’ai cru que j’allais me retourner pour noyer la fille qui était derrière moi car elle n’arrêtait pas de toucher mes pieds et je ne supporte pas ça (ne te tracasse pas Kelly, je n’aurais jamais osé le faire 😉 ). Au final, je pense qu’on sort à 4 ou 5 de l’eau en même temps. Bien sûr, étant donné que j’ai quelques kilos en trop par rapport à mon poids de forme, j’ai galéré à retirer ma combi néoprène (oupsi, il est temps de faire attention à ça !) et j’y ai perdu quelques secondes.  Heureusement, vu que le drafting était interdit, ça n’a pas eu de réel impact sur le résultat. La partie où on devait courir avant de pouvoir monter sur le vélo était assez longue, j’y mets donc pas mal d’énergie pour essayer de malgré tout rattraper ces quelques secondes et je me sens voler jusqu’à cette ligne de montée sur le vélo. Je monte et tout de suite, hop hop hop, je mets un bon rythme ! Une fois arrivée sur le barrage, quelques centaines de mètres plus loin, je décide d’enfiler mes chaussures vu que j’ai atteint une bonne vitesse mais je galère ! Rhalala on voit bien que c’est le premier de la saison, il reste des détails à régler 😉 Par contre, une fois qu’elles sont enfilées, la machine est en route et tourne toute seule (je tiens à dire que la machine, ce sont mes petites jambes gringalettes). Premier tour, il faut le temps de se lancer mais le deuxième tour, waw, je me sens bien bien bien ! Je dépasse pas mal d’hommes (qui ont un tour de retard sur moi car départ 19’ après les femmes) mais tout de même, je dépasse des hommes 😀 Maintenant qu’ils sont sur le parcours avec nous, il faut pas mal zigzaguer mais dans les limites du raisonnable. Bien sûr, il y a des gros machos qui n’en ont rien à faire d’une gonzesse sur le vélo et qui te recoupent la route mais la plupart sont assez attentifs et donc franchement, ce n’était pas dérangeant du tout. Mais revenons-en à ma course ! L’entraineur m’avait demandé de pousser 190W (sachant que ma PPM est de 240W) mais je n’arrivais pas à tenir ce wattage, j’étais toujours aux alentours de 200-210 ! Et encore quand ça ne montait pas ! J’entame le 3ème tour toujours dans la même forme et les bosses passent même presque plus facilement. Sur la fin, je commence quand même à sentir l’effort fourni mais le fait de devoir courir encore 10km ne me stresse absolument pas. Là, je vois que toutes les heures que j’ai passées en selle ces derniers mois ont servi à quelque chose ! Cette fois-ci, j’effectue une bonne transition et j’entame la course à pied sur un bon rythme mais je ne m’emballe pas non plus. En plus, dès les premiers mètres, j’ai des crampes à l’arrière des cuisses qui se font sentir. Zut ! Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive mais je n’en connais pas la raison sachant que j’ai bien bu et bien mangé sur le vélo, ça ne peut pas être ça ! Donc je continue sur mon rythme avec ces crampes qui se font de plus en plus fortes puis après 4-5km, tadam, elles disparaissent ! Comment ? Aucune idée mais en tous cas, je ne sentirai plus rien jusqu’à la fin de course. J’arrive à dépasser une fille dans les 2 derniers kilomètres et je passe du coup la ligne d’arrivée en 10ème position chez les femmes et 1ère FU23 et avec les jambes bien bien lourdes !

Ce résultat ne me satisfait pas pleinement car j’aurais voulu mieux faire, mieux nager et mieux courir (le vélo, j’en suis vraiment contente) mais vu la période dans laquelle je suis où il y a la fatigue de mes examens et la fatigue de la prépa du demi-Ironman de fin juin (Deauville le 24 juin) et ben je trouve que c’est plutôt pas mal ! Donc je m’en contente ! Surtout que j’ai eu un bouquet de fleurs en tant que première U23 et Dieu sait que j’aime les fleurs 😉

Je voulais féliciter Kelly pour sa super course ! Tu l’auras ce podium la prochaine 😉 Puis je félicite aussi tous les athlètes du TriGT (encore une belle délégation) ainsi que tous les athlètes qui ont franchi cette ligne d’arrivée !

Je remercie maintenant tous mes sponsors (BV Sports Belgium, Transition Sports, ARENA, Fuji et tous les autres sponsors du TRiGT) ainsi que toutes les personnes qui m’entourent, m’encouragent et croient en moi jour après jour, mon entraineur, ma famille en particulier et mes amis ❤

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