XL Gerardmer 2017

Retour sur mon 2ème gros objectif de la saison : le XL de Gerardmer !

A peine arrivés sur place le jeudi, nous subissons la pluie, les températures automnales mais nous sommes super heureux d’être enfin là. Cela fait tellement de mois que nous préparons cette course. Tout se passe comme sur des roulettes : petit footing tranquillou sur le sentier du lac (superbe), retrait des dossards (et une chouette veste en cadeau) puis installation à l’appart et soirée tranquille entre amis. Après une bonne nuit et un soleil présent à notre lever, le tournage de l’émission Terrain de Jeu à laquelle je participe démarre : interviews et prises de vue dans tous les sports sont au programme. Le matin, ce sera une sortie cool à vélo histoire de déverrouiller les jambes et de reconnaître une petite partie du parcours. J’aurai bien été tentée par la découverte de l’ensemble du parcours mais vu le dénivelé annoncé, pour une veille de course, j’ai préféré m’abstenir et le reconnaitre en voiture. La journée passe et tout le monde commence à se préparer pour le lendemain. Il ne reste plus que le dépôt des vélos au parc à transitions juste avant d’aller à la pasta party et tout sera bon. Malheureusement, quand nous nous rendons au parc à vélos, on nous annonce qu’il n’y a plus de bâches de protection pour nos vélos et vu le temps annoncé pour la nuit (grosses grosses draches), je décide d’attendre le lendemain matin pour poser le vélo. Comme vous savez que tout doit toujours être nickel dans ma prépa et que je suis très émotive, ce petit contre-temps m’énerve vachement ! Heureusement que la soirée qui suit m’a permis de me détendre ! Très chouette soirée d’ailleurs et très relaxante pour une veille de course. Je me couche sans être trop nerveuse, je suis prête. Je passe du coup une très bonne nuit. Pour une veille de course, c’est assez étonnant pour moi.

DSC_0798.JPG

Maintenant, attaquons l’histoire du jour de course ! Lever à 6h, petit-déjeuner à 6h30, arrivée sur le site de course à 7h45. La météo n’est pas très clémente lorsque je vais poser mon vélo au parc. Ensuite, je dépose mes sacs de transition et je refais la course dans ma tête pour être sûre que tout est bien en ordre. On se dirige vers le site de départ et vu le temps, on s’abrite quasiment jusqu’au départ. Echauffement, enfilage de combi, concentration. Température de l’eau idyllique (presque 20°) vu les conditions météo. Le départ approche. Un petit peu de stress qui monte mais pas comme à Deauville où je pleurais avant que le départ soit donné. Je me place en première ligne pour m’assurer la tranquillité. Top départ donné. En effet, j’avais bien choisi ma position car je ne me prends quasiment aucun coup. Passage de la première bouée et je me sens vraiment super bien dans l’eau !  Je me place le plus possible dans les pieds des mecs qui me précèdent. Sortie à l’australienne, il ne reste plus que 500 mètres avant la sortie de l’eau. Je m’accroche toujours aux pieds (accrocher au sens figuré 😉 ) mais sans trop forcer, ça ne sert à rien de brûler tout dans l’eau. Je sors de l’eau en 26’, 40ème position, 6ème (ou 7ème dame). Pas mal, je suis contente de moi ! Je file à la tente de changement. Vu le froid (moins de 10 degrés), je prends le temps de m’essuyer en vitesse et d’enfiler des couches. Je galère un peu à enfiler mes manchettes donc je m’énerve mais je ne perds au final pas beaucoup de temps dans cette transition. Puis je me dis qu’en fait, le temps que je perds ici à la transition, je le gagne sur la suite vu que je n’aurais pas froid (hum hum à vérifier par la suite). Je monte sur mon vélo et là, bam, gros stress ! Je suis partie sans mon dossard ! Heureusement, un commissaire de course passe à ce moment-là. Je lui explique et dans un élan de bonté, il me dit que ce n’est pas grave tant que je n’oublie pas de le mettre pour courir. Ouf, trop de gentillesse, j’ai cru que j’allais me prendre une pénalité. Le premier des 3 tours passe bien, même si je vois bien que ce parcours est vachement dur ! Mais je ne m’emballe pas, tout le monde m’a mise en garde donc j’applique. Le 2ème tour passe bien aussi mais je vois bien que je ne suis pas la meilleure grimpeuse car je n’arrête pas de me faire dépasser par des femmes. A la fin de ce tour, dans la descente du dernier col, je me prends un de ces orages dans la figure, la drache nationale, je ne vois quasi plus rien ! Je ralentis donc un peu pour éviter de me planter et je démarre le 3ème tour trempée mais sur une route toute sèche. Rhalala vive la montagne ! Le tour précédent, on avait eu plein de soleil puis une pluie digne de la fin du monde 😉 Dès le début du 3ème tour, je sens que celui-ci va vraiment faire mal. Pourtant je ne me suis pas emballée mais je pense que je commençais à me refroidir et vu mon taux de graisse actuel, je pense avoir puisé beaucoup d’énergie pour me réchauffer et mon corps commençait à me le faire sentir. Ce tour passe super lentement, je n’ai qu’une envie, c’est de poser le vélo, j’en ai marre. Et au moment où je commence à être sèche, peu de kilomètres avant de poser le vélo, rebelote, grosse pluie dans la dernière descente du parcours. Là, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Je commence à grelotter, à claquer des dents. Il est vraiment temps que le parc à transition approche. Je pose donc le vélo en 16ème position femme. Outch ! Changement de chaussettes pour avoir les pieds secs, je retire quelques couches et ne pas oublier : le DOSSARD ! J’y ai pensé pendant tout le parcours cycliste pour être sûre de ne pas l’oublier 😉 Je démarre à pied et tout de suite, je sens les crampes arriver. Je démarre donc en douceur et au fur et à mesure, elles commencent à passer. Je peux donc prendre mon rythme de croisière (et ne pas m’emballer comme sur les 2 longs précédents). Je démarre à une moyenne de 4’40/km. Les jambes sont en fait vraiment fraiches contrairement à ce que je pensais vu les efforts consentis à vélo. Dès le premier tour, je me rapproche des femmes qui me précèdent. Ne pas s’emballer Elo hein ! Je continue comme ça. Après 2 tours, je suis toujours bien bien bien et j’ai déjà dépassé 2 femmes mais je me suis faite dépasser par une, dommage. Allez, je peux y arriver ! Quand je vois que je m’approche encore d’une autre femme et qu’il ne me reste que 3km, je décide d’accélérer le tempo. Je dépasse assez vite cette femme mais je crains qu’elle ne s’accroche à mes pieds donc je remets une couche. Elle n’a jamais su m’accrocher au final 🙂 Les jambes commencent à vraiment me faire souffrir, les 2 derniers kilomètres sont les plus longs de toute ma vie, je ne vois pas les mètres défiler. Au final, j’approche des petites passerelles en bois que nous devions passer à chaque début de tour et qui mènent à la ligne d’arrivée, j’en remets une couche, je vais puiser au plus profond de moi-même et je reviens sur un homme. Arrivée au sprint mais je perds ce sprint. Je passe donc la ligne d’arrivée 14ème dame, 9ème Elite (car je m’étais inscrite en pro pour tenter le top 7 et donc le price money) en 5h55 mais sur les rotules ! Je m’effondre une fois la ligne d’arrivée franchie et là, toute l’émotion ressort. Je suis en sanglots assise par terre et vu l’effort fourni, je commence à hyperventiler. Je suis prise en charge de suite par la Croix Rouge. Je suis en fait en hypothermie. Impossible de me réchauffer, il a fallu attendre au minimum 4h avant que je ne sente plus l’effet du froid. Et puis, tout mon corps me fait souffrir, marcher est une vraie galère. Mais je suis heureuse, j’ai réussi à défier les éléments et je suis arrivée au bout saine et sauve. Après mon long passage à la Croix Rouge (ils ont été top, merci à eux pour leur aide et soutien ainsi que pour m’avoir fait rire), je me change vite vite pour passer sur le plateau télé de Terrain de Jeu. Chouette expérience aussi que d’être sur un plateau télé (je mets le lien de la vidéo plus bas) 🙂 2h après mon arrivée, je peux enfin passer au ravito d’après-course et miam, il n’y a que des bonnes choses ! Je craque pour une bière et une flammekuch. Pas digne d’un sportif mais je le mérite je crois 😉

DSC_0848

DSC_0871

21248397_1840616835955975_3447134057562955551_o

La suite de ce w-e se résume à « ON PROFITE » !

Je voulais remercier toutes les personnes autour de moi qui croient en moi en toutes circonstances et qui me soutiennent dans toutes les situations. J’entends par là : ma famille, mes amis, mon coach adoré et mon kiné ! Merci à vous ! Je remercie aussi le BBikes Tri Team de m’avoir intégrée à leur groupe le temps d’un week-end, c’était topissime les gars. Merci également à BV Sports Belgium et à Transition Sports pour leur aide logistique ainsi qu’à toutes les personnes qui avaient contribué à mon crowdfunding. Merci également à mon club TriGT qui n’arrête jamais de croire en ses athlètes. Merci aussi aux sponsors du club : ARENA, Fuji, CBD et autres. Merci à tous ! ❤

La saison continue ce 9 septembre à La Roche-en -Ardenne pour la 4ème étape des T3 Series belges ! Come on girls !

DSC_0927.JPG

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s