Triathlon Longue Distance d’Obernai 2018

Tellement de choses à dire sur le triathlon longue distance d’Obernai ! J’y ai participé le week-end passé (le 3 juin), il s’agissait de mon premier triathlon longue distance de l’année. Les distances annoncées dans les 3 disciplines étaient de 2100m de natation, 82km de vélo avec 1500m de dénivelé positif et 20.4km de course à pied avec 350m de dénivelé positif.

Nous sommes arrivés la veille sur le lieu de course et nous en avons donc profité pour aller voir le plan d’eau de Benfeld (où nous allions nager) et pour décrasser les jambes sur le vélo. Ce décrassage s’est fait sur les premiers kilomètres du parcours, le seul moment de la course où nous ne sommes pas dans les montagnes alsaciennes. Les jambes répondaient bien, ça présageait du bon pour le lendemain. Nous avons également pu déposer notre matériel de course à pied ce jour-là car il y avait 16km entre les 2 zones de transition et cela nous permettait donc de ne pas devoir se rendre à Obernai même le matin de la course. Je parle de « nous » car mon papa participait à la course avec moi et nous étions accompagnés par nos amoureux respectifs. Soirée calme et repos pour le lendemain. Le réveil sonne à 6h pour avoir le temps de se préparer tranquillement, de manger tranquillement et de se mettre en route pour le site de course (15min de route). Mise en place du vélo et de tout le matos puis focus on the race. Le départ est donné à 9h15 sous un grand ciel bleu où le soleil brillait et chauffait déjà l’atmosphère. Natation sans combinaison car l’eau était à 24.5°C. Une première pour moi sur longue distance et en plus, avec ma nouvelle trifonction ARENA ST Aero (elle est rose pour ceux qui connaissent mon goût pour cette couleur 😀 ). Le départ pour les femmes est donné un peu sur le côté pour nous éviter la bagarre mais cela n’empêche qu’au début de la course je dois un peu me battre avec les hommes pour me faire ma place. 3 tours sont à effectuer avec une sortie à l’australienne entre chaque tour. Je sors en même temps que la 1ère dame du 1er tour, puis je perds de la distance dans le 2ème tour suite à une petite bagarre dans l’eau avec un mec qui n’a pas hésité à me noyer pour se faire sa place alors que les femmes avaient un bonnet bien distinguable de celui des hommes. Passons. Je perds donc de la distance sur la 1ère dame mais j’en reprends un peu dans le 3ème tour. Pas suffisant pour sortir 1ère de l’eau. Je suis malgré tout très contente de ma partie natation car j’ai réussi à maintenir un bon rythme sans jamais devoir me mettre dans le rouge. Je sors 2ème dame et 6ème au scratch. Transition assez courte en distance et pas trop lente (je prends quand même le temps d’enfiler des chaussettes). Et c’est parti pour la suite ! Les 15 premiers kilomètres sont pratiquement tout plats et je dois mettre le frein pour maintenir la puissance conseillée par mon coach. Je préfère ne pas m’enflammer vu ce qui m’attend après. Les kilomètres passent, les jambes répondent mais le dénivelé fait mal. Nous enchainons les bosses dont le Mont Saint-Odile et le Champ du Feu pour ceux qui connaissent la région. La douleur est un peu atténuée par la beauté du milieu environnant. On se croirait dans les Alpes, c’est vraiment magnifique ! La montagne n’est par contre vraiment pas le milieu qui a l’air de me convenir le mieux en termes de triathlon car il y a pas mal de femmes qui me dépassent et je passe de la 2ème à la 8ème position en l’espace de 60km de vélo. Quand j’arrive au bout des 50 km d’ascension de la course, je retrouve un peu le sourire car maintenant, place à pratiquement 30km de descente et de portions plates. Ca fait plaisir après autant de grimpette pour une non-grimpeuse comme moi 😉 J’arrive à la zone de transition, un peu déçue de mon temps mais malgré tout contente de ce que j’ai effectué. Transition éclair et c’est parti pour la dernière partie de cette course et la plus dure vu le profil du parcours et la chaleur (28°C annoncés avec un ressenti au-dessus des 30°C). Vu ce qui m’attend, je préfère ne pas partir trop vite et je pars donc à l’allure que j’avais su tenir au XL de Gerardmer. Cette allure a vite été oubliée car peu de temps après la transition, on attaque un véritable mur ! Il fait peur d’en bas ^^ J’y vais mollo mais les jambes font déjà mal alors que je n’ai fait qu’un kilomètre. Ca va être dur ! Je reviens petit à petit sur 2 filles qui me précèdent mais finalement, je ne reviendrais jamais sur elle. Je fais tout ce que je peux pour ne pas marcher dans les bosses et ma motivation est d’arriver à atteindre le ravito qui suit pour avoir mon petit gobelet de coca et mon gobelet d’eau. D’ailleurs, on commence à me reconnaitre aux ravitos car quand j’arrive, on me les prépare directement 😉 J’y mets mes tripes mais les jambes répondent difficilement et il fait vraiment lourd. Finalement, j’entame le dernier tour et je me motive en me disant que c’est la dernière fois que je dois tout monter. Après, il restera 2km et quasiment que de la descente. Allez, je peux le faire ! Je passe finalement la ligne d’arrivée 8ème femme avec un temps de 5h28 et une course à pied en 5’18/km. Ouille… Vraiment pas bon comme rythme. Mais vu les conditions, on va dire que je vais m’estimer contente d’avoir passé la ligne d’arrivée sans marcher. Papa clôture aussi sa course, pas très longtemps après moi, lui aussi un peu déçu mais content d’être arrivé au bout de ce petit enfer d’Alsace.

Niveau sportif, le bilan est assez contrasté. Mais par contre, chapeau aux organisateurs. Il s’agit vraiment d’une belle course avec une organisation sur laquelle on ne peut quasiment faire que des compliments (surtout vu le prix très abordable de ce long contrairement à tous les autres triathlons longue distance, label ou pas). Et puis, j’ai passé un très beau week-end accompagnée de mes parents et de mon amoureux. À refaire sans hésitation !

Je terminerai en remerciant, tout d’abord, nos 2 plus grands supporters du week-end : maman et Nathou. Merci pour tout ce que vous avez fait pour papa et moi. Merci également à mes sœurs qui, même loin de nous, nous supportaient. Merci à mon coach qui me concocte toujours des programmes qui paraissent inabordables mais qui me permettent de grandir un peu plus chaque jour. Merci au kiné et à la diététicienne pour leur aide. Je voulais remercier aussi le TRiGT pour son soutien inconditionnel ainsi que tous les sponsors (ARENA, Want You Bike, CBD Entreprises et autres).  Et puis, merci aux organisateurs pour la course que vous nous permettez de vivre ainsi qu’à tous les supporters d’un jour qui donnent de la voix et qui nous donnent des ailes. Merci à tous ❤

Je ne sais pas encore quelle sera ma prochaine course. Par contre, mon prochain objectif sera le 23 septembre à Weymouth sur le 70.3. Maintenant, place aux exams et à la récupération sportive. Le travail reprendra tout bientôt. Je vous tiens au jus !

Kiss kiss

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