70.3 Weymouth 2018

Objectif de l’année ce dimanche 23 septembre : cela signifie donc gros résumé de course 😉

Arrivée en Angleterre le vendredi. Nous avions pris le départ le vendredi, tôt le matin, pour que je puisse récupérer du long trajet que nous devions effectuer pour rejoindre le sud-ouest de l’Angleterre et plus spécifiquement WEYMOUTH. Le cadre est juste magnifique! En plus, j’aime bien arriver l’avant-veille d’une course comme ça j’ai le temps de récupérer mon dossard, préparer mon matos et faire les derniers petits entrainements d’affutage sans stress. J’ai d’ailleurs passé une bonne partie de mon samedi à l’appart, tranquillou, avec juste comme objectif de me reposer. Mes seules « tâches » de la journée étaient d’assister au briefing et d’aller poser mon vélo et mes sacs de transition au parc à vélos (sous la pluie évidemment). Une fois toutes ces petites tâches effectuées, j’ai pu me reposer et ne penser qu’à une récupération optimale pour la course du lendemain.

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Venons-en à cette fameuse course ! La pluie et le vent étaient annoncés depuis un petit temps pour ce dimanche matin. Pour une fois, les prévisions météorologiques étaient correctes (malheureusement pour nous, athlètes et spectateurs). Donc, lever dimanche à 4h15 du matin pour avoir le temps de déjeuner correctement et de se rendre à pied (20-25 min de marche) jusqu’au parc. Je voulais y être pour 5h30 afin d’avoir le temps de checker une dernière fois mon vélo et d’y déposer ma bouffe et mes boissons ainsi que de me préparer sereinement au départ de la course. On arrive au parc à vélos, avec le vent et une petite pluie, mon vélo est détrempé. En effet, vu les vents annoncés, il était interdit de couvrir son vélo pour éviter que le vent ne s’engouffre dans les bâches et emporte les vélos au sol. J’essuie donc le vélo, je regonfle mes pneus, je mets en place toute ma nutrition, mes chaussures et je pars vers le départ (quelques centaines de mètres plus loin) pour me plonger mentalement dans ma course. J’arrive au niveau de la mer et là, annonce au micro : la natation est raccourcie de moitié par mesure de sécurité. De base, je tire un peu la tronche car la natation reste mon point fort. Certes, ce sont des mesures de sécurité mais vu la mer, je m’estimais capable de nager la distance complète. Sauf que tout le monde n’est pas bon nageur comme moi. Puis finalement, je m’estime heureuse quand même car d’après les membres de la team sécurité, c’était soit ça, soit on annulait totalement la partie natation. Ils annoncent en plus au micro que le départ sera donné 20 min plus tard (7h30 plutôt que 7h10). Bon, ben heureusement que la natation a été raccourcie sinon j’aurais commencé à être juste au niveau nutritif vu l’heure matinale de mon petit-déjeuner. L’essentiel maintenant est de réussir à ne pas se refroidir. Pas facile quand le vent et la pluie s’intensifient. 30 min avant que le départ soit donné, j’ai déjà froid. La course est maintenant lancée, mes supporters (papa, maman et Nathou) sont au taquet. Départ en rolling-start (c’est-à-dire par vague de 5-6 athlètes lancés tous les x temps). Je démarre sur les devants mais pas trop non plus, plus facile pour l’orientation. Une fois lancée, je me mets à un bon rythme mais je n’arrête pas de dépasser plein de gens. Je crois que tout le monde n’a pas bien choisi son box de départ (malgré le rolling-start, nous sommes amenés à estimer notre temps afin d’être rassemblés approximativement par niveau). Heureusement, je n’y perds pas de temps car les athlètes ne sont pas rassemblés en paquets. La première partie de la natation s’effectue face aux vagues. Je suis contente d’avoir eu la chance plus d’une fois de nager en eaux peu calmes. Mais plus on s’éloigne du rivage et plus les vagues amplifient. Je fais mon maximum pour éviter de boire la tasse (je me souviens encore de cet épisode à Deauville) et de poser ma nage. Ce dernier point n’est pas facile mais je fais au mieux. J’arrive à l’arche de fin de partie natation. Je termine cette partie en un peu moins de 18’. Satisfaite. Suit une transition extrêmement longue. Je trottine jusqu’à mes sacs et je m’habille. Vent et pluie ne font pas bon ménage et donc je préfère me couvrir pour éviter de prendre froid. Cela me prend un petit temps mais je préfère perdre du temps en transition que sur le vélo car j’aurais pris froid. Je vais ensuite chercher mon vélo et j’enfourche ma bécane. Mes pieds sont déjà trempés car comme d’habitude, j’avais attaché mes chaussures à mon vélo mais j’ai enfilé des chaussettes avant et vu la pluie qui s’abat sur Weymouth, la transition n’était qu’une flaque… Je me nourris de suite une fois posée sur mon vélo. 5km sont passés et je me demande déjà ce que je fais là. Je suis déjà en train de claquer des dents et de frissonner. Je suis littéralement frigorifiée alors qu’il me reste encore 85km à effectuer. Je me fais force et suis mon plan nutritionnel à la lettre. Il faut absolument que je prenne de l’énergie si je ne veux pas « clamser » à un moment. Malgré tout, j’arrive à maintenir une bonne allure. J’aurais voulu me fier à ma puissance mais je roule avec le vélo de mon entraineur et je n’ai pas su changer mon capteur de puissance de vélo. Je me fie donc aux sensations que j’avais à l’entrainement et je fais le lien entre ces sensations et la puissance que je développais à ce moment-là. Je m’estime dans le bon ! Mais les kilomètres passent et je souffre de plus en plus du froid. Le vent n’est finalement pas trop dérangeant mais la pluie m’a détrempée. Au fur et à mesure que les kilomètres passent, le manque de sensations dans mon corps s’amplifie. Les pieds puis les mains puis le visage (cela complique l’alimentation mais je m’y tiens) puis les jambes. Je commence à ne plus sentir grand-chose. Je me pose aussi souvent la question de savoir si j’arriverai au bout. Ne serait-ce pas plus raisonnable de t’arrêter Elo et de t’abriter dans la voiture d’un des signaleurs comme tant d’autres ont fait avant toi ? Jusque quand est-ce que ton corps tiendra ? Mais abandonner ne fait pas partie de ma nature. Tant d’heures d’entrainement, tant de sacrifices pour préparer cette course que le DNF est impossible. Je me fais force et je continue. Tous les 10 miles, un panneau nous indiquait où nous en étions. Je me réjouissais de chaque passage de panneau. Finalement, je vois la mer à l’horizon. J’approche donc de cette transition ! Allez Elo ! Plus que quelques kilomètres de souffrance avant un autre type de souffrance. J’arrive au parc à vélos, totalement tétanisée et avec un temps de 3h17 pour les 90km. J’espérais les 30 de moyenne, je ne les ai pas atteints mais je suis tellement heureuse d’être là, entière, saine et sauve. Je croise papa, maman et mon Nathou à différents points. Je suis vraiment heureuse d’être là, pour moi mais pour eux aussi. D’après eux, j’étais horrible car mon visage était paralysé en partie et cela faisait peur. Je pose mon vélo et prends de nouveau mon temps pour me changer. Je retire tout ce qui est mouillé (excepté ma trifonction) et j’enfile de nouvelles chaussettes et manchettes. C’est parti pour 21 km de course à pied en 3.5 boucles (3 passages sur la ligne d’arrivée). Heureusement, la pluie s’est arrêtée et le ciel se dégage petit à petit (il s’avère qu’il fera même magnifique le reste de la journée et encore jusqu’à ce lundi 1er octobre 😉 ). Je craignais ce début de course à pied car mes pieds étaient insensibles et mes jambes endolories par le froid. Je checke vite fait ma montre et à ma surprise, le tempo est top top ! Je conserve donc ce tempo et accélère même un peu une fois que mes pieds et mes jambes retrouvent des couleurs. Mon meilleur semi sur half ironman a été effectué à une moyenne de 4’42/km. Je suis sur les bases de 4’35-4’37/km. Je suis donc super contente ! En plus, je reviens comme une balle sur la fille de ma catégorie qui me précède. Je lui reprends au moins 15 secondes par kilomètre ! Jusqu’au 15ème kilomètre, ça tient puis malheureusement, ça craque. Je vais payer les efforts que j’ai dû fournir sur le vélo pour me réchauffer  (et à mon avis, aussi le manque d’hydratation car il m’était quasiment impossible d’attraper mon bidon de boisson isotonique tellement mes mains étaient endormies). J’ai l’impression de me trainer… L’allure passe de 4’37/km à 12 km/h et même moins ! Je n’y arrive plus, je peine de plus en plus mettre un pied devant l’autre. Heureusement, mes supporters (merci à mes sœurs et mon beau-frère pour le soutien téléphonique) sont là et me poussent dans mes derniers retranchements. Les kilomètres passent, j’approche de la ligne ! J’arrive à retrouver une allure un peu potable pour moi mais chaque pas est un calvaire. J’ai l’impression que mes jambes n’arriveront pas à me porter jusqu’au bout, je suis vraiment à la limite de craquer et de tomber. Mais voilà enfin cette ligne, j’y suis ! Je fournis mon dernier effort et me voilà, la ligne d’arrivée passée en 1h40 pour le semi-marathon. Malgré la fin difficile, j’arrive à faire un de mes meilleurs temps CAP sur half. Je zigzague un peu, file aux toilettes (hum hum) puis rejoins ma famille. Le moment des grosses embrassades est arrivé, j’y suis arrivée malgré les conditions dantesques. C’est à se demander ce qui nous passe par la tête ^^

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Je venais à Weymouth afin de tenter une qualification pour les championnats du monde de 70.3 qui se dérouleront en septembre 2019 à Nice. Je finis 6ème de ma catégorie. Un seul slot (donc invitation on va dire) est accordé dans notre catégorie. La 1ère de catégorie a déjà le sien donc ne peut plus en bénéficier. La 2ème , par contre, décide de prendre ce slot. Je ne suis donc pas qualifiée pour ces championnats du monde pour le moment… Je ne sais comment vous exprimer ma déception. Toute mon année était axée sur cette course, je pensais en être capable. Mais contrairement à l’année 2017, le niveau était très élevé (si vous voulez la preuve, allez comparer les résultats 2017, dans des conditions superbes, et les résultats 2018, dans des conditions dantesques). Je quitte donc Weymouth sur des sentiments mitigés. Je suis heureuse d’avoir su passer cette ligne d’arrivée, c’est loin d’être le cas de tout le monde. Je suis aussi impressionnée par les capacités de mon corps. J’effectue un des meilleurs semi-marathons de ma carrière de triathlète longue distance et un des meilleurs de ma catégorie après avoir subi des conditions météorologiques extrêmes à vélo. Mais je repars aussi avec ce sentiment de travail non accompli et de déception. Heureusement, les championnats du monde sont encore dans longtemps et j’ai encore la possibilité de tenter la qualification dans le courant de l’année 2019 mais dans une autre catégorie cette fois-ci, chez les 25-29 ans. Où ? Je ne sais pas encore. À déterminer !

Diverses personnes sont à remercier pour cette aventure. Tout d’abord, ma famille et mon Nathou pour le soutien inconditionnel, pour leur fierté et pour leur amour. Merci pour tout ❤ Merci aussi à mon coach qui fera toujours en sorte que je sois au maximum de ma forme au moment voulu. Merci à tous ceux qui avaient participé à mon souper de soutien et qui croient en mes capacités. Merci aussi au club TriGT et à Jacques pour le soutien logistique, moral et autre. Merci également aux sponsors : CBD, Want You Bike, ARENA Water Instinct et tous les autres. Merci à tous ❤

Je clôture donc ma saison sur cette note mitigée mais plus motivée que jamais pour aller vous prouver à tous que je peux l’avoir cette qualif’ ! Maintenant, place à la récup’ puis on réattaquera pour être en forme pour l’avoir ce slot.

Kiss kiss

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Triathlon DO de Huy 2018

Dernière étape avant L’OBJECTIF de l’année : triathlon DO de Huy. La dernière course de préparation avant le 70.3 de Weymouth (23/09/2018). Cette course se déroulait le 9 septembre, belle journée ensoleillée. J’étais bien accompagnée pour faire cette course car papa y participait également et j’avais plein de supporters. Maman, Nath et ses parents avaient fait le déplacement pour nous encourager, c’était super chouette 🙂

Le départ est donné, dans la Meuse, courant dans le dos, à 13h15. Idéalement, j’aurai dû me placer au milieu du fleuve car c’est là que le courant est le plus fort mais j’avais envie de pouvoir prendre un départ calme et de ne pas devoir me battre pour me faire ma place (car évidemment, tous les meilleurs nageurs s’étaient positionnés à cet endroit). Moi, d’où j’étais, j’ai pu nager tranquillement, à mon rythme, sans devoir pousser quelqu’un ou recevoir de coups. Vu la course qui m’attends le 23 septembre, j’avais peur de prendre un coup mal placé. Malgré cette « erreur » tactique (si on peut appeler ça une erreur vu que c’était volontaire), je sors assez bien de l’eau (2ème Dame en 20’ approximativement) et pas trop éloignée de la tête de course. En effet, dans l’eau, après une certaine distance, le groupe qui s’était élancé au milieu de la Meuse nous avait rejoints sur le côté et je n’ai donc pas été isolée très longtemps mais ma place était faite. Une longue transition ensuite qui m’a permis de prendre mon temps pour retirer ma combinaison en néoprène (eau à 17° je pense donc elle était obligatoire) et me mettre dans les conditions de course de l’Angleterre où la transition sera longue aussi. Je m’élance sur le vélo avec très peu de retard sur la 1ère mais c’est Annab’ donc vu son niveau, mission quasiment impossible pour moi de revenir sur elle 😉 D’ailleurs, je m’élance pour la 1ère fois sur une course avec un vélo de CLM ! Le parcours vélo consiste en 2 boucles de 22.4 km annoncés (je n’en ai que presque 20 au compteur). Il commence par une portion toute plate, vent de face, sur la Grand Route puis on s’élance pour quelques kilomètres d’ascension. D’abord une portion qui peut se monter en puissance puis un beau petit mur avant une portion de faux-plat montant. On entame ensuite la descente par une longue portion de faux-plat descendant, vent dans le dos, où on peut se faire plaisir, puis une descente assez casse-g***** avec des nids de poule partout. Heureusement que la route avait été fermée dans l’autre sens. Vu le développement de mon vélo, j’ai eu un peu de mal au début mais finalement, tout est bien passé à vélo, je me sentais bien. On voit qu’un gros travail a été effectué dans cette discipline. Je me fais dépasser par la 3ème Dame mais je continue sur mon rythme. Plus l’habitude de courses aussi courtes 😉 Je pose le vélo avec une assez bonne moyenne pour un parcours avec un peu plus de 500 m de dénivelé positif. J’ai un peu galéré en transition car la personne qui devait poser son vélo face à moi l’avait mis à mon emplacement et j’étais coincée entre son vélo et le poteau du rack où ranger les vélos. J’ai réussi à faufiler mon vélo dans le trou de souris qu’on m’avait laissé puis je me suis élancée sur le parcours course à pied avec très peu de retard sur la 2ème Dame. Je l’ai eue en visuel pendant très longtemps mais l’effort que j’ai fourni sur le début du parcours, vent de face, pour m’accrocher à elle, s’est payé par la suite car la moyenne a baissé et j’ai perdu tout contact avec elle. Je vais me répéter mais je sens vraiment que je suis passée sur le triathlon longue distance car sur de courtes distances, je manque de rythme à vélo et à pied. Je m’accroche et termine la course avec une moyenne respectable (quasiment la même que sur un demi-ironman ^^) et 3ème Dame (2ème de catégorie). C’est ici que j’ai effectué mon 1er triathlon DO en 2013 et je suis contente d’être revenue 🙂

Je remercie ma famille et mon namoureux pour leur soutien de tous les jours ainsi que ma belle-famille pour le soutien en ce jour de course. Je remercie le coach qui m’en fait baver pour m’amener en grande forme au jour J. Merci également à tous ces supporters d’un jour qui encouragent tous les athlètes. Et merci au club, à Jacques et aux sponsors (ARENA, CBD, Want You Bike) pour leur soutien logistique et autre.

Je reviens tout bientôt pour l’apothéose de la saison : 70.3 de Weymouth le 23 septembre !

Kiss kiss

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Duathlon Weiswampach 2018

Rhalala, c’est impardonnable ! Voilà seulement que je prends le temps de vous faire un résumé de ma course du 19 août à Weiswampach… Veuillez m’en excuser.

De retour de vacances, je prenais donc le départ du Triathlon Distance Olympique Elite de Weiswampach. Du moins, je croyais que j’allais prendre le départ d’un triathlon. Mais il a fait tellement chaud durant une bonne partie de l’été qu’il y a eu prolifération d’algues, certaines pouvant être toxiques pour l’homme, que la natation dans le lac de Weiswampach fut interdite. Le triathlon fut donc transformé en duathlon, à mon plus grand bonheur. Il allait donc s’agir d’un duathlon distance olympique : 10 km en course à pied – 40 km à vélo – 5 km en course à pied.

Le départ pour les femmes est donné en même temps que les hommes. C’est un peu la bagarre au début car les mecs poussent un peu pour bien se positionner vu que quelques mètres plus loin, c’est goulot d’étranglement. Je pars sans montre, aux sensations et sur des bases prudentes car je souffre un peu d’une gêne à la cheville depuis plusieurs jours. Alors prudence car ce n’est pas l’objectif de l’année, juste un « entrainement ». 10 km en début de course, ça me parait long ! Et les jambes, pourtant bien échauffées ont du mal à répondre vu le volume d’entrainement du moment. Mais je garde un rythme qui me semble constant et je clôture les 10 km en à peine plus de 43’. Je suis assez contente de moi (même si je n’apprends le temps que plus tard en checkant les résultats). J’enfourche le vélo et c’est parti pour 4 boucles de 10 km à travers les campagnes luxembourgeoises et ses petites bosses casse-pattes. Le 1er tour et le 1er passage des bosses me semblent tellement durs ! Je crains un peu les tours suivants. Mais les jambes se réveillent et je commence à trouver de bonnes sensations. Les bosses s’enchainent et le temps passe mais les jambes sont toujours bien. Je sens que j’ai accumulé beaucoup de kilomètres et que je me prépare pour un long ! Je pose le vélo assez « fraîche » et je suis contente car pour une fois, je ne me suis fait dépasser que par une fille à vélo 😉 Bon, le temps n’est pas fameux et c’est parce que la course a démarré par de la course à pied et non par de la natation, mais je suis contente malgré tout 😉 Il en faut peu pour être heureux ! Je démarre la dernière partie de course à pied sur un bon rythme mais sur un rythme prudent. Je redépasse pas mal de mecs qui m’avaient dépassée en vélo mais je ne m’emballe pas, prudence de nouveau. Je passe la ligne d’arrivée, contente de moi et surtout, et c’est le principal dans le sport je pense, en m’étant vraiment bien amusée sur la course. Je termine 8ème Dame, assez loin des filles qui me précèdent, mais heureuse d’avoir passé un si bon moment de sport et sans ressentir de douleurs à la cheville. A good point !

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Félicitations à mes coéquipières pour leur 2ème et 3ème places, good job ! Félicitations aussi aux gars de la team qui font une super course lors de la manche des T3 Séries qui avait lieu juste avant notre course. Bravo le TriGT !

Merci à tous les supporters comme toujours. Merci à ma famille et à mon namoureux pour leur soutien inconditionnel. Merci au coach pour ses plans au top ! Merci au club et aux sponsors (ARENA, Want You Bike, CBD et autres) pour leur aide. Merci à tous 🙂

Prochaine course : le 9 septembre sur le triathlon DO de Huy.

Kiss

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Triathlon Longue Distance d’Obernai 2018

Tellement de choses à dire sur le triathlon longue distance d’Obernai ! J’y ai participé le week-end passé (le 3 juin), il s’agissait de mon premier triathlon longue distance de l’année. Les distances annoncées dans les 3 disciplines étaient de 2100m de natation, 82km de vélo avec 1500m de dénivelé positif et 20.4km de course à pied avec 350m de dénivelé positif.

Nous sommes arrivés la veille sur le lieu de course et nous en avons donc profité pour aller voir le plan d’eau de Benfeld (où nous allions nager) et pour décrasser les jambes sur le vélo. Ce décrassage s’est fait sur les premiers kilomètres du parcours, le seul moment de la course où nous ne sommes pas dans les montagnes alsaciennes. Les jambes répondaient bien, ça présageait du bon pour le lendemain. Nous avons également pu déposer notre matériel de course à pied ce jour-là car il y avait 16km entre les 2 zones de transition et cela nous permettait donc de ne pas devoir se rendre à Obernai même le matin de la course. Je parle de « nous » car mon papa participait à la course avec moi et nous étions accompagnés par nos amoureux respectifs. Soirée calme et repos pour le lendemain. Le réveil sonne à 6h pour avoir le temps de se préparer tranquillement, de manger tranquillement et de se mettre en route pour le site de course (15min de route). Mise en place du vélo et de tout le matos puis focus on the race. Le départ est donné à 9h15 sous un grand ciel bleu où le soleil brillait et chauffait déjà l’atmosphère. Natation sans combinaison car l’eau était à 24.5°C. Une première pour moi sur longue distance et en plus, avec ma nouvelle trifonction ARENA ST Aero (elle est rose pour ceux qui connaissent mon goût pour cette couleur 😀 ). Le départ pour les femmes est donné un peu sur le côté pour nous éviter la bagarre mais cela n’empêche qu’au début de la course je dois un peu me battre avec les hommes pour me faire ma place. 3 tours sont à effectuer avec une sortie à l’australienne entre chaque tour. Je sors en même temps que la 1ère dame du 1er tour, puis je perds de la distance dans le 2ème tour suite à une petite bagarre dans l’eau avec un mec qui n’a pas hésité à me noyer pour se faire sa place alors que les femmes avaient un bonnet bien distinguable de celui des hommes. Passons. Je perds donc de la distance sur la 1ère dame mais j’en reprends un peu dans le 3ème tour. Pas suffisant pour sortir 1ère de l’eau. Je suis malgré tout très contente de ma partie natation car j’ai réussi à maintenir un bon rythme sans jamais devoir me mettre dans le rouge. Je sors 2ème dame et 6ème au scratch. Transition assez courte en distance et pas trop lente (je prends quand même le temps d’enfiler des chaussettes). Et c’est parti pour la suite ! Les 15 premiers kilomètres sont pratiquement tout plats et je dois mettre le frein pour maintenir la puissance conseillée par mon coach. Je préfère ne pas m’enflammer vu ce qui m’attend après. Les kilomètres passent, les jambes répondent mais le dénivelé fait mal. Nous enchainons les bosses dont le Mont Saint-Odile et le Champ du Feu pour ceux qui connaissent la région. La douleur est un peu atténuée par la beauté du milieu environnant. On se croirait dans les Alpes, c’est vraiment magnifique ! La montagne n’est par contre vraiment pas le milieu qui a l’air de me convenir le mieux en termes de triathlon car il y a pas mal de femmes qui me dépassent et je passe de la 2ème à la 8ème position en l’espace de 60km de vélo. Quand j’arrive au bout des 50 km d’ascension de la course, je retrouve un peu le sourire car maintenant, place à pratiquement 30km de descente et de portions plates. Ca fait plaisir après autant de grimpette pour une non-grimpeuse comme moi 😉 J’arrive à la zone de transition, un peu déçue de mon temps mais malgré tout contente de ce que j’ai effectué. Transition éclair et c’est parti pour la dernière partie de cette course et la plus dure vu le profil du parcours et la chaleur (28°C annoncés avec un ressenti au-dessus des 30°C). Vu ce qui m’attend, je préfère ne pas partir trop vite et je pars donc à l’allure que j’avais su tenir au XL de Gerardmer. Cette allure a vite été oubliée car peu de temps après la transition, on attaque un véritable mur ! Il fait peur d’en bas ^^ J’y vais mollo mais les jambes font déjà mal alors que je n’ai fait qu’un kilomètre. Ca va être dur ! Je reviens petit à petit sur 2 filles qui me précèdent mais finalement, je ne reviendrais jamais sur elle. Je fais tout ce que je peux pour ne pas marcher dans les bosses et ma motivation est d’arriver à atteindre le ravito qui suit pour avoir mon petit gobelet de coca et mon gobelet d’eau. D’ailleurs, on commence à me reconnaitre aux ravitos car quand j’arrive, on me les prépare directement 😉 J’y mets mes tripes mais les jambes répondent difficilement et il fait vraiment lourd. Finalement, j’entame le dernier tour et je me motive en me disant que c’est la dernière fois que je dois tout monter. Après, il restera 2km et quasiment que de la descente. Allez, je peux le faire ! Je passe finalement la ligne d’arrivée 8ème femme avec un temps de 5h28 et une course à pied en 5’18/km. Ouille… Vraiment pas bon comme rythme. Mais vu les conditions, on va dire que je vais m’estimer contente d’avoir passé la ligne d’arrivée sans marcher. Papa clôture aussi sa course, pas très longtemps après moi, lui aussi un peu déçu mais content d’être arrivé au bout de ce petit enfer d’Alsace.

Niveau sportif, le bilan est assez contrasté. Mais par contre, chapeau aux organisateurs. Il s’agit vraiment d’une belle course avec une organisation sur laquelle on ne peut quasiment faire que des compliments (surtout vu le prix très abordable de ce long contrairement à tous les autres triathlons longue distance, label ou pas). Et puis, j’ai passé un très beau week-end accompagnée de mes parents et de mon amoureux. À refaire sans hésitation !

Je terminerai en remerciant, tout d’abord, nos 2 plus grands supporters du week-end : maman et Nathou. Merci pour tout ce que vous avez fait pour papa et moi. Merci également à mes sœurs qui, même loin de nous, nous supportaient. Merci à mon coach qui me concocte toujours des programmes qui paraissent inabordables mais qui me permettent de grandir un peu plus chaque jour. Merci au kiné et à la diététicienne pour leur aide. Je voulais remercier aussi le TRiGT pour son soutien inconditionnel ainsi que tous les sponsors (ARENA, Want You Bike, CBD Entreprises et autres).  Et puis, merci aux organisateurs pour la course que vous nous permettez de vivre ainsi qu’à tous les supporters d’un jour qui donnent de la voix et qui nous donnent des ailes. Merci à tous ❤

Je ne sais pas encore quelle sera ma prochaine course. Par contre, mon prochain objectif sera le 23 septembre à Weymouth sur le 70.3. Maintenant, place aux exams et à la récupération sportive. Le travail reprendra tout bientôt. Je vous tiens au jus !

Kiss kiss

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T3 Series Sint-Laureins 2018

Dernière course en date : 2ème manche des Team T3 Séries ce dimanche 20 mai à Sint-Laureins, sur un format XS (400m de natation – 14km de vélo – 3km de course à pied). Tout à fait une distance pour moi (ironie) 😉 Mais j’étais là pour le club et j’allais tout donner !

L’arrivée sur place se fait sous le soleil, une météo clémente avec des températures super agréables s’annonce pour notre course. Le site de course est implanté en pleine campagne flamande, c’est super sympa comme lieu ! Comme d’habitude sur une T3, l’avant-course consiste en une pose des tatouages, une préparation du matos, la mise en place dans le parc puis les préparatifs de course (échauffement, enfilage de la combinaison). Pour une fois, il n’y a pas eu de séance coiffure, nous étions toutes déjà prêtes à ce niveau-là 😉 Départ pour la partie natation à 15h dans un plan d’eau magnifique (et un beau site ornithologique pour ceux qui connaissent ma passion pour les oiseaux 😉 ) avec une eau à 16°C. Certes, nous n’avons que 400m à effectuer mais je mets la combi (comme toutes les autres filles) car je ne veux pas finir en glaçon. Grosse bagarre au départ natation alors que nous n’étions même pas 20 filles au départ. Après la 1ère bouée (100m effectués plus ou moins), je me fais ma place mais je n’arrive pas à imposer un gros rythme et je bloque vite à un rythme de croisière plutôt que de nager sur un rythme de courte distance. Une longue transition nous attend et là, oups, problème… Je sors de l’eau en même temps qu’une des filles de mon équipe et sa combinaison est bloquée. Impossible de la retirer. Je tire comme je peux sur la tirette mais elle ne bouge pas d’un millimètre. On essaye de s’y mettre à 2 mais toujours pas moyen. Finalement, je quitte le parc car il n’y a rien à faire. Dans cette mésaventure, j’ai perdu quelques places et un pack vélo mais l’équipe avant tout ! J’arrive quand même à accrocher un groupe de 2 filles qui me ramène sur le groupe qui nous précède. Nous sommes donc 5 ou 6 et je m’accroche sans trop de difficultés. Campagne rime avec routes pas super entretenues. Dans un des virages, le côté gauche de la route est abîmé et plein de pierres. Au moment d’attaquer ce virage, je suis sur la gauche du groupe car j’étais en train de le remonter et la fille à côté de moi ne fait pas gaffe. Elle me pousse sur le bas-côté, ce qui m’empêche de relancer correctement et je perds le contact avec le groupe. Bien évidemment, il fallait que ce soit justement la route où nous avons le vent de face… Je fais le forcing mais mes jambes sont déjà cramées (beaucoup trop intensif pour moi comme effort) et je n’arrive jamais à reprendre le groupe. Annab’ me revient vite dessus et me crie d’accrocher le groupe mais plus le jus pour, je suis déjà en course poursuite depuis 1km et je n’ai pas la force d’accrocher malgré mes tentatives. Je continue donc mon petit chemin seule puis au moment du demi-tour, la chose pour laquelle j’avais prié, je ne voulais pas que ça m’arrive, m’est arrivée. Je suis dépassée par le peloton de 30 mecs au moment de ce demi-tour. Aucun respect pour moi, je me fais éjecter, pousser sur le côté, ils ne font pas attention à moi. Heureusement que j’ai une certaine expérience des pelotons car il y avait de quoi perdre ses moyens. À la place, je gueule sur les gars de faire attention, je ne me laisse pas faire 😉 Je relance après ce passage de fauves et je me mets à mon rythme. Deux filles reviennent de l’arrière et cette fois-ci j’arrive à accrocher le groupe et même à prendre des relais. J’arrive avec elles au parc à transitions, une longue transition de nouveau nous attend. J’enfile mes chaussures et c’est parti. De suite, je sens que je ne serai pas en forme dans ce sport-ci non plus. Je me mets dans le rouge, je fais comme je peux mais mes jambes sont lourdes, je souffre du dos. J’arrive malgré tout à reprendre 2 filles pour finalement passer la ligne d’arrivée en 11ème position je pense. Pas fameux mais on va se contenter de ce résultat vu la distance, l’intensité de la course et la charge d’entrainement.

Après nous avoir fait attendre 2h et nous avoir fait croire au podium, on ne nous appelle pas au podium et nous apprenons alors que nous ne sommes que 4ème équipe au général. Grosse frustration au sein de la team… On prendra notre revanche la prochaine fois, nous n’avons pas dit notre dernier mot ! Merci les filles pour cette chouette journée sportive encore et puis pour votre force mentale (clin d’œil à Kelly). Je voulais également féliciter l’équipe mec qui gagne cette étape, chapeau !

Comme toujours, je remercie ma famille et mon cher et tendre pour leur soutien de tous les jours, merci au TriGT pour tout ce qui est fait toute l’année pour nous permettre de courir dans les meilleures conditions qui soient, merci à tous nos sponsors pour le soutien logistique énorme (ARENA, Want You Bike et autres), merci au coach pour ses programmes au top ainsi que pour son soutien. Merci à tous les supporters d’un jour le long de la route ! Un grand merci à tous, c’est grâce à vous que je me surpasse tous les jours ❤

Prochaine étape : mon premier demi-ironman de l’année. Rendez-vous à Obernai le 3 juin.

Kiss kiss

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15km de Liège Métropole 2018

Bonjour à tous,

Après les championnats de Belgique par équipe de mardi 1er mai, un gros week-end m’attendait. Il a d’abord commencé par le tour de Namur et son parcours de 142km, le tout accompagnée de mon papa. Parcours plus court qu’annoncé donc j’ai prolongé pour atteindre finalement les 161.3km. Les jambes commençaient à souffrir sur la fin mais pas que : l’hypo commençait à se pointer 😉 Et pour clôturer le week-end, j’enchainais avec les 15km de Liège Métropole le dimanche, sous un soleil de plomb. Pour être sûre de récupérer un maximum entre les 2 évènements, j’ai bien pris soin de moi avec des shakes de récupération, des étirements, de la compression et tutti quanti. Rien n’y a fait, je me suis retournée toute la nuit dans mon lit tellement les muscles tiraient et mes jambes étaient lourdes dimanche matin au réveil. Mais j’étais malgré tout super motivée, surtout que j’ai planifié de faire la course avec mon namoureux. Le départ se passe plutôt bien et les jambes répondent assez bien contrairement à ce que je pensais. Par contre, une fois arrivée dans la côte du parcours (3ème km), je sens le plomb s’installer dans mes jambes et mon cher et tendre me lâche. Bon, ben je vais continuer mon petit bout de chemin comme je peux, derrière. Une fois cette côte passée, je me relance et je retrouve très vite un bon rythme qui me permet de garder mon lièvre en point de mire. J’arrive même à m’en rapprocher un moment mais à partir du 12ème kilomètre, mon corps me rappelle les efforts fournis la veille. Je commence à me trainer et je crains le retour de la 2ème dame. J’arrive finalement tant bien que mal à atteindre cette ligne d’arrivée, avec un temps qui me rend heureuse (1’01²36) ainsi qu’une bonne moyenne (4’19 au kilo). Et le must : je finis 1ère dame, à 2² de la 2ème ! J’ai eu chaud ! Mais je suis fière de moi. Pour un lendemain d’une grosse sortie à vélo, je m’en sors plutôt pas mal et je n’imaginais pas que je serais capable de faire ce que j’ai fait.

Pour clôturer ce résumé, je voulais féliciter mon papa et mon namoureux pour leurs perfs ainsi que le copain de ma soeurette qui a clôturé, sain et sauf, son 1er vrai trail. Félicitations aussi à mon coach qui finit 13ème du 15km ! Merci à notre team de choc (Nono et mamoune + Juju par la pensée) pour les encouragements et merci à Monsieur et Madame tout le monde pour le soutien le long de la route. Et comme chaque fois, merci au TriGT et aux sponsors du club pour leur confiance (ARENA, Want You Bike et tous les autres).

A bientôt 🙂

 

Championnats de Belgique par équipe 2018

Le top départ de la saison 2018 était donné ce mardi 1er mai lors des championnats de Belgique par équipe. L’occasion de reprendre ce sport que nous aimons tant avec la team, dans une bonne ambiance, comme toujours 🙂 Résultat au top ! Il faudra en lire plus pour en savoir plus 😉

Départ donné à 14:24:30 pour être précis ! Nous avions la chance de prendre le départ à 5 filles. Pour ceux qui ne sont pas du milieu, lors d’une course en équipe féminine en Belgique, nous pouvons être maximum 5 filles par équipe et minimum 3 car minimum 3 filles doivent passer la ligne d’arrivée. Notre avantage était que nous pouvions du coup jouer tactique pour obtenir le meilleur résultat possible car 2 filles pouvaient exploser du groupe et ne pas finir la course. Avant de prendre le départ, nous avions décidé de faire au feeling mais de ne pas attendre si une des filles explosait à vélo ni si une avait des difficultés à pied, le but étant de terminer à 3. Pour la partie natation, je faisais partie des filles qui devaient encadrer la moins bonne nageuse de l’équipe afin de l’épargner au maximum vu son niveau à vélo et à pied énorme. La tactique a plutôt bien fonctionné car nous avons le 2ème meilleur temps natation et nous avons même su rattraper l’équipe qui avait démarré avant nous. Personnellement, tout s’est super bien passé pour moi durant cette partie-là excepté que l’eau était glaciale ! Suit une longue transition assez difficile de par le dénivelé et le terrain. J’arrive essoufflée à mon vélo et comme à tout 1er triathlon de saison, je galère à retirer ma combinaison en néoprène. Je ne perds malgré tout pas trop de temps et arrive à partir avec la team, côte à côte avec l’équipe que nous avons dépassée dans l’eau. Ce côte à côte va continuer durant toute la partie cycliste. Petit pépin supplémentaire pour moi dès la montée sur le vélo. Tout d’abord, je glisse de mes chaussures et donc je perds du temps car je dois réussir à remettre mes chaussures correctement pour les enfiler. En plus, je n’arrive pas à les enfiler. Suite à la « glissade », une des attaches (scratchs) s’est bloquée et je n’arrive pas à la débloquer. Finalement, j’y arrive mais il m’a fallu au moins 2km pour résoudre ce problème. Les filles sont parties comme des balles, elles roulent super fort et je dois vraiment m’employer pour réussir à rester avec elles. Je prends malgré tout l’un ou l’autre relais mais au 1er demi-tour, je lâche un peu, elles m’attendent légèrement puis c’est reparti ! Les jambes chauffent, les cuisses brûlent, le souffle devient court, la souffrance est présente et on se sent vivre 😉 J’arrive à tenir comme ça jusqu’au 11ème kilomètre (sur 20) je dirai approximativement puis après un demi-tour et une grosse relance, une nouvelle relance se présente et dans une bosse cette fois-ci. Ma dernière cartouche venait d’être utilisée et je n’ai pas su raccrocher l’équipe. Je les laisse donc continuer la course et je m’écarte. Frustrée au début mais après réflexion et grâce aux félicitations des filles de l’équipe, de mes parents, de mon namoureux et de bien d’autres personnes, je me rends compte que j’ai été utile à l’équipe et non pas un boulet comme je le pensais. Je suis donc très heureuse finalement d’avoir contribué au beau résultat (que je vais vous annoncer un peu plus bas). Les filles continuent à rouler fort et elles font un boulot fabuleux. La 2ème transition arrive, elles sont rapides et partent de suite à 3, la 4ème fille courant moins vite. Elles galopent, je m’use la voix, la tension est palpable ! Nous finissons 2èmes de la course, ce qui signifie que nous sommes VICE-CHAMPIONNES de Belgique de triathlon par équipe ! Très fière de nous 😀 Certes, c’est la même place que l’année dernière mais nous nous rapprochons petit à petit de cette équipe, ATRIAC, que nous n’avons toujours pas réussi à battre. Nous y arriverons un jour !

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Merci à la team, merci les filles pour ces chouettes moments et pour cette performance ! Merci à Jacques et au club pour tout le travail qu’ils effectuent pour nous permettre de vivre nos rêves, merci à mes parents et à mes sœurs de me supporter non stop peu importe ma performance et mon niveau, merci à mon namoureux de croire en moi, merci à mon coach pour tout ce qu’il fait pour moi, merci à tous les supporters d’un jour ou de toujours et puis un grand merci aux sponsors pour leur soutien logistique (ARENA, Want You Bike, CBD Entreprises et tous les autres). Merci aussi aux personnes qui ont participé à mon souper de soutien et qui me permettent de grandir dans mon sport de jour en jour. Merci à tous !

Kiss et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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